Le meilleur conseil qu’on m’ait donné cette année, au moment où je ne savais plus où j’habitais, où des tonnes de nouvelles idées pointaient leur nez, bousculant mes habitudes et mes schémas de pensée, me perturbant au plus haut point, m’empêchant même d’écrire et me faisant tourner en rond toute la journée a été celui-ci :

« Va dehors et retrouve le contact à la Terre. Jardine, plante, sème, travaille la terre. »

Ce que j’ai fait et continue de faire. J’ai la chance d’avoir un jardin, et ceux qui partagent cette chance savent qu’il y a toujours de quoi s’occuper…
Et en effet, le contact à la terre, à la nature est extraordinairement apaisant. Même pour les enragés de la cogitation, (catégorie dans laquelle je me classe !), je dirais même plus, surtout pour eux, c’est un réconfort, un tranquillisant naturel merveilleux. Le mental lâche quand on travaille. On est obligé d’être centré sur soi et sur ce qu’on fait… Ce n’est même pas qu’on est obligé, en fait, c’est que ça se fait tout seul. C’est incroyable.
Pour apprendre enfin ce que veux dire « être présent dans l’instant » autrement dit le « ici et maintenant » cela a été et continue d’être une excellente école pour moi.
Marcher, courir, nager me font du bien aussi… mais n’arrêtent pas mes ruminations, du moins, pas aussi vite. (je peux faire 1000 m à la nage en m’écoutant réfléchir.. !) Jardiner, par contre…

Alors, si vous avez besoin de vous éclaircir les idées, ou tout simplement de vous les changer et de vous retrouver, allez repiquer des poireaux, c’est la saison !

(et vous verrez, le temps de la récolte est magique…)