Bio-Blog, chroniques de deux consommatrices repenties

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vendredi 19 octobre 2007

Action au centre de rétention administrative

J'avais entendu parler de ce centre, je croyais qu'il était encore enconstruction. Visiblement, non. Voici un mail reçu aujourd'hui, dont je ne connais pas l'auteur.

Récit de l'Action au centre de retention administrative (CRA) à St-Jacques, Rennes) :

Samedi 13 octobre

Le soleil brille sur Rennes. Nous sommes un peu à la bourre pour nous
rendre au Centre de Rétention Administratif de La Plaine St Jacques en
vue de l'installation d'un campement de protestation. Route coupée, nous
finissons le parcours à pied. Devant le centre, des tentes "2 secondes"
sont déjà déployées 350-400 personnes participent au rassemblement. Au
mégaphone, se succédent des témoignages sur les conditions de vie dans
le CRA, le quotidien des sans papiers, la réalité des rafles.

A 100 métres de là, se tient le salon de l'habitat. Nous décidons de
nous y rendre pour tracter, informer les gens, sensibiliser. Le public
est plutot receptif -excepté les non-concerné-e-s, comme d'habitude
(quand ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour
protester!) - certain-e-s iront même se rendre compte par eux même de la
réalité du crime d'êtat. Beaucoup ne savent pas qu'à 100 métres du lieu
où ils assouvissent leur besoin de consommation, des innocent-e-s sont
enfermé-e-s, la plupart ignore que des enfants, parfois de l'age des
leurs, ont des barbelés comme limite à leurs terrains de jeu, beaucoup
ignore les rafles, les quotas, la politique systématique de la traque et
de l'enfermement des sans-papiers, le fichage ADN. "Ah bon! et des
centres de rétention, il en existe dans toute la France?" s'interroge
cette personne, visiblement de bonne foi. Au mégaphone, on appelle à
faire pratiquer des tests ADN sur les enfants, on offre des week-end
gratuits au club Sarko, on suggere de boucler la France, car pour 6
milliards de personnes, les 60 millions de français-e-s sont des
étranger-e-s. L'ambiance est plutot bon enfant. Un groupe de gendarmes
surveille de loin, je vais discuter avec eux, savoir ce qu'ils en
pensent. Discussion cordiale, nous sommes chacun dans nos roles.

Fin du salon, nous décidons de bloquer la sortie du parking pour obliger
les automobilistes à prendre l'autre sortie, celle qui passe devant le
centre de rétention. Le groupe de gendarmes s'interpose, nous discutons
avec, et comme, a priori, l'autre sortie est bloquée, nous laissons
passer les voitures. Dans le flot des automobiles, deux dames, croisées
précèdemment, sont allées au rassemblement devant le centre de rétention
et nous remercie de les avoir informées. Plus de voiture, le temps est
venu de retourner devant les grilles du CRA. Discussion ubuesque sur le
chemin du retour avec un conducteur de 4x4 qui cherche à faire une
maison "haute qualité environnementale"

Retour devant le CRA, la nuit commence à tomber. Décision est prise de
tenir la place jusqu'à l'évacuation. Deux RG sont appuyés sur une
barriére, j'entame le dialogue pour connaitre les intentions des forces
de l'ordre, d'autant que des renforts de CRS sont arrivés sur place. Je
comprends vite, par sous-entendu, que nous ne passerons pas la nuit ici.
Les breton-ne-s venu-e-s du Finistère en car nous quittent, les rangs
des manifestants sont plus clairsemés, il doit rester entre 100 et 150
personnes, isolées de tout, plus aucun média n'est présent. Assi-se-s
par terre, nous attendons calmement. Aucune violence, aucune agressivité
dans nos rangs.

Ca bouge du côté du CRA, la nuit est tombée, le premier flot de CRS
sort, projecteur braqués sur nous. Un cordon sur le côté, un en face.
Leur mégaphone est en panne, tant pis, il n'y aura pas de sommations.
Nous sommes toujours assis pacifiquement et sans violence quand ils
commencent à avancer faisant preuve d'une brutalité dépassant
l'entendement. J'ai appris, par hasard, qu'il y avait un match de rugby
ce soir, certainement ne veulent ils pas le louper.

Assis par terre, j'attends. Les CRS continuent leur répression féroce et
bientot mon regard ne peut plus se porter que sur des boucliers ou des
rangers. "Dégage" vociférent ils. Je ne réponds pas à leur injonction
alors, rapidement je me sens agrippé par une puis deux puis trois mains
- ils seront jusqu'à 8 pour déplacer mes 75 kg. Je ne touche plus terre,
suis amené une trentaine de mêtres plus loin, remis sur pied. La gazeuse
à bout touchant, directement dans les yeux, le bruit "pschiii", la
brulure est immédiate, 5 secondes?, 10 secondes? vont ils la vider sur
moi? et les premiers coups pleuvent. J'arrive aveuglé à me retirer,
gagner 5 à10 mêtres pour rejoindre la foule hébétée mais toujours
pacifique et non violente des autres manifestant-e-s, éviter la BAC,
cachée derrière un abribus . Ma progression est plus lente, toujours
aveuglé que je suis. "Celui là, il nous a fait chier" entends je
derrière moi, bruit des rangers qui accélèrent, le premier coup de
matraque est amorti par mon sac à dos. Ils sont trois autour de moi, à
faire pleuvoir leur matraque, acharnement sur les genoux, par devant,
par derrière, sur les épaules, les bras. "Ta gueule, avance" est la
seule réponse à mes tentatives pour les raisonner. La violence des
coups, la hargne et l'agressivité dégagée ne laissent aucun doute sur
leur volonté de faire mal, puis ils me lachent, une autre proie sans
doute. Retention, gaz, violence arbitraire, le parfum de Vichy se mêle à
celui du lacrymo.

On se cherche, on se retrouve. Emelie, gazée largement aussi (ses
vétements sont imbibés de gaz), matraquée, tabassée, a pris un sale coup
sur la main - elle ira dimanche  à l'hopital-, Mathias lui a gouté aux
rangers, nombre d'entre nous portons les séquelles de
l'ultra-violence policière. Pas de collyre, ces vieux réflexes m'ont
quittés et je m'en veux. Une jeune femme, équipée, me nettoie les yeux,
je ne suis pas le seul à demander ses services. Les brulures du visage,
du cou continuent, la douleur des coups reçus commence à se faire sentir
mais il ne faut pas s'arrêter, la meute de CRS toujours à nos trousses a
accèleré la cadence -l'heure du match doit approcher-, nous continuons
à évacuer toujours sans violence, sans bousculade. Des refrains
"antiflics" fusent, des slogans "Pétain-reviens-t'as oublié tes chiens"
sont scandés, Moi, "Hexagone" me trotte dans la tête " les matraqueurs
assermentés qui fignolèrerent leur besogne". La poursuite s'arrête dans
le centre ville de St Jacques de la Lande, La BAC croisée ultérieurement
veille. Fin de l'évacuation.

Ils nous faut récupérer les voitures, nous devons être à 4 km du lieu où
elles sont garées, la ballade a duré longtemps. trajet à marcher le long
de la 4 voie. J'ai connu plus sécuritaire comme itinéraire.

Retour à Rennes, la douche et les brulures inhérentes au gaz, état des
corps. Vague coup d'oeil dans le miroir ,pas beau à voir,mais eux
peuvent ils se regarder dans un miroir. La main d'Emelie a doublé de
volume, elle ne peut pratiquement plus s'en servir, mon genou aussi a
sérieusement enflé. Les hématomes apparaissent, "Ah là aussi, ils ont
cogné" c'est bien des dizaines de coup de matraque que nous avons reçus.
On verra ça demain après une nuit de sommeil. Ce soir, des innocent-e-s,
hommes, femmes, enfants dormiront encore derrière des barbelés, mais
eux, comment peuvent ils trouver le sommeil, vivre normalement après
tant d'ignominie.

Dimanche 14 octobre
Retour vers les Landes. Le sac à dos ravive la douleur de mon épaule
endolorie, la marche vers la gare me rappelle l'acharnement sur les
genoux, dont l'un a encore enflé.
Dans le train, je me remémore les événements de la veille, processus de
pensée. Oui, je continuerai à diffuser la culture de la non-violence,
car me changer, changer mon ame, faire pousser en moi la haine serait
leur victoire. Oui, je continuerai à lutter de façon pacifique et
non-violente contre leurs lois iniques et racistes, car jamais je ne
légitimerai leur violence. Envie de pleurer, mais ça n'a plus rien à
voir avec les gaz. Savoir que j'ai laissé derrière moi, impuissant, des
êtres humains enfermé-e-s, me demander comment d'autres êtres humains
peuvent faire preuve d'autant d'inhumanité, de violence gratuite, de
haine froide.

Nous avons attaqué le tabou des tabou, ce dont on ne parle jamais dans
les médias, ce qu'on veut taire, passer sous silence, la main tendue à
l'extrème droite, le visage fascisant de la France d'après. Cela doit
etre impardonnable dans la France sarkozyste pour mettre autant de zéle
à vouloir nous faire taire.

Samedi prochain, manifestation nationale dans les villes de France, pour
les sans papiers, pour que la solidarité ne soit pas un délit. J'y
serai, à Bordeaux, ne pas oublier le collyre.

 
 

Posté par Aspen à 21:53 - Politique - Rétroliens [0] - Permalien [#]


vendredi 21 septembre 2007

Les moyens d'action individuels

LE TEMPS DE L'ACTION

Pratiquer une consommation intelligente

Achetez des produits qui respectent l'homme et l'environnement.

Pratiquez le boycott systématique des entreprises qui détruisent l'environnement, qui utilisent le travail de quasi-esclaves dans les pays du Tiers Monde, ou qui appliquent des méthodes de production contraires au développement durable.

Boycottez les marques de produits alimentaires qui utilisent à outrance les additifs chimiques, les pesticides, les OGM, et qui font passer leur profit avant la santé du consommateur.

Pratiquer une utilisation intelligente des médias

Boycottez les émissions abrutissantes et débilitantes, qui sont une insulte à votre intelligence.

Ne regardez que les émissions qui vous rendent réellement plus heureux, plus éveillé, plus riche intérieurement...

Boycottez les journaux télévisés et les magazines qui ne contiennent que des informations insignifiantes.

Allez chercher les informations importantes là où elles se trouvent: chaînes TV culturelles, magazines scientifiques et économiques spécialisés, livres, Internet…

Pratiquer un vote intelligent

N'hésitez pas à voter pour des "petits" candidats. Même les grands partis d'aujourd'hui ont été petits à leurs début... En n'osant voter que pour les grands partis, nous rendons impossible l'émergence d'une alternative politique véritable, en phase avec les aspirations et les préoccupations des gens.

Si vous êtes français, ne votez pas pour des Enarques. Leur méthode de gouvernement est basée sur le mépris de la population, considérée comme un cheptel à gérer.

Pratiquer une citoyenneté active

Contactez vos élus, et demandez-leur des comptes sur les grandes questions: environnement, social, justice, transparence et intégrité de l'état, contrôle éthique de la science…

Demandez des comptes à vos élus pour:

le décalage entre le niveau élevé des impôts et la qualité médiocre des prestations de l'état en matière d'éducation, de défense de l'environnement, de santé, de justice, de sécurité, de recherche, de qualité des équipements collectifs, de qualité des services administratifs...

l'utilisation de l'argent public pour les dépenses fastueuses de l'administration (déplacements en avion, séjours à l'hôtel avec une cohorte de "collaborateurs", voitures et appartements de fonction, locaux officiels aménagés comme des palais...)

le détournement de l'argent public, au moyen de subventions abusives versées à des multinationales, ou de travaux publics inutiles (ronds-points, chicanes, regoudronnage inutile d'une route, etc) dont le but est souvent de permettre aux hauts fonctionnaires et aux élus locaux de percevoir des "commissions"

la justice à 2 poids et 2 mesures, et l'impunité totale accordée aux plus puissants ou aux membres de certains réseaux d'influence

la non-application des réglementations sociales et environnementales

le laxisme envers des activités polluantes, les atteintes à la santé publique, le non-respect des normes pour la qualité de l'eau ou de l'air

l'absence de recherche sur les nouvelles énergies

l'absence de politique efficace pour l'environnement...

Contactez également les entreprises, afin de savoir si leurs produits respectent l'environnement, les droits sociaux, la santé du consommateur... Vous démontrerez ainsi aux multinationales qu'une prise de conscience a lieu, et que leur intérêt est de changer si elles veulent préserver leur image et conserver leurs clients.

Respecter la nature et l'environnement

Respectez la faune et la flore lors des promenades ou randonnées, n'abandonnez pas de déchets dans la nature, n'utilisez pas votre voiture inutilement, ne roulez pas en diesel à cause des odeurs, du bruit, et des émissions de particules cancérigènes.

Trouvé sur le site http://www.syti.net

Posté par Aspen à 11:06 - Politique - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 26 juin 2007

Brèves

Quelques remarques, interrogations, réflexions de ces derniers jours...

  • On va vendre aux enchères des morceaux du Concorde (ou, pour être encore plus précis, le concorde par morceaux). Vous savez, cet avion très très rapide et très très polluant... maintenant, il va aller polluer les maisons de pauvres gens qui n'en ont pas besoin... (qui a besoin d'un train d'atterrissage ou d'une assiette en porcelaine dépareillée? )

  • En m'ennuyant dans les embouteillages, à Rennes, il y a quelques temps...  J'ai eu le temps de lire le tout petit panneau, écrit derrière un gros camion très sobre et très propre et qui disait à peu près ceci : « matières contagieuses, prévenir les autorités sanitaires en cas de fuite ou d'accident ».  J'aimerais bien savoir quel genre de matière contagieuse se trimballe sur nos route comme ça, dans de simples camions... et quelles garanties il y a, justement, qu'une fuite ou un accident ne se produise pas... Si quelqu'un a des infos...?

  • Je voudrais aussi aussi qu'on m'explique pourquoi, à l'heure actuelle, on construit encore en France, des routes, des autoroutes et autres quatre voies... alors que le pétrole n'a pas fini d'augmenter (en coût) et de baisser (en production) et que selon toute vraisemblance l'ère de la voiture individuelle touche à sa fin... Ne serait-il pas plus judicieux de réhabiliter les voies ferrées, les gares, de remettre en route des services publics qui s'effritent en faisant rouler des bus, des trams, des autocars...? On me dira, ça coûte cher... et les routes, ça ne coûte pas cher peut-être ???

  • Base élèves... Vous en avez peut-être entendu parler, sinon, il n'est pas encore complètement trop tard pour s'informer... (plein de sites passionnants sur internet) et encore moins pour signer en ligne la pétition pour son retrait http://www.petitiononline.com/correso/petition.html, (le site est en anglais parce que c'était un site gratuit... Vous ne recevrez pas de demande de confirmation de votre signature comme les sites français, ils demandent au contraire d'annuler si on a changé d'avis lors du mail d'accusé-réception. Ce sont des anglais, ils roulent à gauche...) Pour en dire juste deux mots, il s'agit d'un projet visant à enregistrer tous les élèves de primaire dans un fichier national basé à Orléans (il me semble) sous couvert de simplification du travail administratif. En vérité, même si cet argument n'est pas totalement aberrant, les informations demandées, qui sont pour l'instant pour certaines d'entre elles facultatives (mais pour combien de temps ?) sont très intrusives. Cela va de la nationalité (obligatoire... et pratique pour repérer les enfants illégaux et venir les cueillir à la sortie de l'école) à la langue parlée à la maison, des difficultés scolaires aux suivis psychologiques, sociaux etc... ) Bel outil en vérité !!! Et passablement dangereux par les temps qui courent... Sans compter que les croisements de fichiers - pour l'instant interdits – pourront s'avérer fructueux... (par exemple, la caf pourra constater qu'un enfant est très absent... et retirer les allocations... super !)

  • Ce sera tout pour ce soir, c'est déjà assez déprimant comme ça !

Posté par Aspen à 23:19 - Politique - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 7 mai 2007

Après les présidentielles...

Voilà, les résultats du vote sont tombés, hier soir, et avec eux un grand malaise pour un certain nombre d'entre nous... (et j'imagine, une grande satisfaction pour les autres).

Je voulais vous dire ceci : d'abord, une phrase de Voutch, qui me fait beaucoup rire et que je je me répète en boucle depuis plusieurs jours : « Le pire n'est même pas certain. »... A méditer de toute urgence.

Ensuite, pour ceux d'entre vous qui croient à la pensée positive... là, il est urgent d'y recourir. Il est urgent de croire que la situation peut s'améliorer... Il est vital d'envoyer des tas de pensées positives à tout le monde et en particulier à certains hommes politiques... je ne vous fait pas de dessins.

Je lisais hier encore, un passage d'un bouquin de Filiozat (j'ouvre certains de ses livres au hasard pour en lire quelques lignes quand j'ai besoin de décoincer...) où elle proposait cette intéressante vision des choses: en substance elle disait ceci: souvent quand il nous arrive quelque chose, nous en cherchons les raisons dans le passé (qu'avons-nous fait pour mériter cela) voire dans nos vies antérieures ou celles de nos ancêtres... Elle propose le raisonnement suivant : que va-t-on bien pouvoir apprendre, acquérir comme qualité grâce à cette épreuve ? Certains se souviennent peut-être d'un article il y a quelques mois sur les créatifs culturels... Qui sait si ce n'est pas grâce à Bush et à sa politique catastrophique que tant de gens se sont réveillés et changent en profondeur pour le meilleur ?

Qui sait ce que l'arrivée au pouvoir de NS va mobiliser comme combativité, résistance, qui sait ce que ça va éveiller comme conscience politique (à commencer par moi, tiens!), comme nouvelles solidarités, etc ? Alors, il y a toutes les raisons de garder espoir et de commencer ou continuer à se battre.

Et comme première bataille, je vous rappelle, nous avons trop tendance à l'oublier, que nous votons tous les jours avec notre porte-monnaie. Ne nourrissez plus les marchands d'arme en achetant leurs journaux (surtout pour y lire ce qu'on y lit), ne nourrissez plus les multinationales en consommant n'importe quoi n'importe où et en premier lieu dans les supermarchés...Plus facile à dire qu'à faire, je sais. Moi-même, si j'ai bien diminué ma dépendance aux grandes surface, je n'arrive pas tout à fait à m'en passer complètement, encore... Et surtout, ne vous laissez plus manipuler... éteignez votre télé !!!!

Voilà, c'étaient les premières pensées qui me venaient... mais on aura l'occasion d'en reparler, c'est sûr...

Posté par Aspen à 11:32 - Politique - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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