dimanche 25 novembre 2007
Alimentation et régimes santé...
J'ai beaucoup picoré de-ci, de-là, et ce depuis plusieurs années, dans les bouquins de diététiques de diverses obédiences, pour trouver le régime qui me convenait. Jamais pour perdre du poids, je n'en ai pas besoin, juste pour me sentir bien avec ce qui se trouvait dans mon assiette.
Ce qui est rigolo avec les théories sur l'alimentation (ou déprimant, c'est selon!), c'est qu'elles sont toutes absolument contradictoires.
Certains affirment qu'il faut manger cru car notre organisme a été conçu pour ça... D'autres que le cru acidifie et qu'il faut manger légèrement cuit. (Personne ne prétend qu'il faut brûler la nourriture, quand même.) Certains prônent les fruits entre les repas, d'autres de commencer le repas par les fruits; il y a ceux qui affirment qu'on ne peut pas survivre sans manger de viande au moins 3 fois par semaine, et les adeptes du végétarisme. Ceux qui conseillent une alimentation à base de céréales, ceux qui privilégient les légumes. Ceux qui aiment les épices et ceux qui les détestent (ça abîme et brûle l'oesophage). J'ai lu qu'il fallait manger comme un roi le matin, comme un prince le midi et comme un pauvre le soir. J'ai aussi lu qu'il fallait sauter le petit déjeuner si l'on n'avait pas faim pour permettre au corps de faire un jeûne journalier suffisamment long pour qu'il puisse se nettoyer. La médecine chinoise classe les aliments selon qu'ils sont chauds, froids, secs ou humides ou piquant. La macrobiotique en yin et yang. Les adeptes des produits laitiers vantent leur richesse en calcium, leurs contradicteurs répondent que certes, ils contiennent du calcium, mais qu'il n'est pas assimilable par l'organisme d'adulte et que de toutes façons, certains végétaux, les amandes etc en contiennent encore plus. Pour certains, le blé doit rester la base de notre alimentation, pour d'autres il a été tellement trafiqué qu'il n'est plus digeste pour nous et il faut revenir à des variétés anciennes, telles l'épeautre etc. Un tel vous dira de manger uniquement des céréales complètes, seules à même de vous apporter suffisamment de vitamines et nutriments divers, une telle vous rétorquera que si elles sont trop complètes elles sont peu digestes. On entend qu'il faut manger le plus varié possible, pour être sûr d'avoir une alimentation équilibrée... et le contraire, qu'il faut manger un peu toujours pareil, à condition bien sûr, d'avoir bien choisi quoi. Les indiens mangent tous les jours du riz et des lentilles avec des légumes et s'en portent plutôt bien...
De tout ça, il ressort quand même quelques invariants et c'est ça qui est intéressant:
tout le monde s'accorde quand même pour dire qu'il ne faut pas manger trop. Dans l'idéal, on devrait sortir de table en ayant encore un tout petit peu faim. Un peu en contradiction avec toute notre éducation où il faut reprendre de la soupe (une cuillère pour papa) du gâteau (pour faire plaisir à maman qui a passé la matinée à cuisiner) et ne pas en laisser dans son assiette (parce qu'il y a des gens qui n'ont rien à manger !)
tout le monde (ou alors je n'ai pas lu les bons livres!) est d'accord aussi pour dire qu'il faut manger une nourriture saine et
qui dit saine dit biologique. Le minimum, quand on mange, est de ne pas s'empoisonner...
qui dit saine aussi dit... pas de plats préparés. Ils contiennent parfois plus d'additifs que de produit principal.. (J'ai vu des glaces sans lait, sans crème, sans oeufs... mais qui contenaient une vingtaine de trucs bizarres pour remplacer...)
qui dit saine dit fraîche: éviter les surgelés (je sais, le congélateur, c'est pratique), les conserves, les produits irradiés. Personne ne vous le dit, mais les farines, dans l'idéal, se consomment dans les trois mois après avoir été moulues. Les légumes vont rester présentables si vous les mettez au réfrigérateur, mais ils perdent des vitamines rapidement...
limiter les sucres rapides et supprimer si possible les sucres raffinés (sucre blanc donc et toutes les cochonneries qui en contiennent)
supprimer totalement les excitants : café, coca... pour le thé, les avis sont partagés.
manger des fruits et légumes de saison...
faire très attention à la qualité des huiles. L'huile est ce qui permet à notre cerveau et nos cellules d'être lubrifiées ! Aliment de base, elles doivent impérativement être de première pression à froid. Si vous ne pouvez vous offrir qu'un aliment biologique, ça doit être celui-là.
manger dans le calme et non pas sur le pouce, debout en courant à travers la maison pour être prêts à repartir dans les deux secondes...
et mastiquer. Je frémis quand j'imagine dans quel état doit arriver la nourriture dans notre estomac quand nous ingurgitons comme nous le faisons souvent, sans mâcher. Pas étonnant de se sentir lourd après ! La digestion doit commencer dans la bouche, la salive étant le premier suc digestif a remplir son office. De plus, mâcher correctement chaque bouchée prend du temps (suffisamment, c'est environ trente fois...) et il semblerait que le cerveau soit conçu pour se sentir rassasié au bout d'une vingtaine de minutes. Si donc on a bien mastiqué, au bout de ces 20 mn on a mangé beaucoup moins que si on a englouti notre repas.
Et puis, il y a les conclusions auxquelles je suis arrivée toute seule (plus ou moins!), que j'en profite aussi pour vous livrer: le corps est une machine extraordinairement perfectionnée, conçue pour fonctionner avec tout un tas d'aliments variés. Il me semble logique de penser que les aliments qu'on trouve à un endroit donné sont les plus appropriés pour les populations de ce lieu. Les tibétains qui boivent du thé au beurre de yack se portent très bien tant qu'ils restent au Tibet, soumis à des conditions climatiques très rudes. S'ils gardent la même alimentation une fois arrivés en Inde, ils développent des maladies qui peuvent être dues en partie au stress de l'exil mais aussi au fait que les températures étant sensiblement différentes (!) leur alimentation n'est plus du tout adaptée. Idem pour les esquimaux qui ne consomment pour ainsi dire que du poisson par exemple. Des études ont aussi prouvé que quelqu'un qui mange « mal » mais qui pense manger tout à fait ce qui lui convient se portera mieux que quelqu'un qui mange relativement « mieux » mais en pensant manger « mal ». (je garde les guillemets, car comme on l'a vu, le bien ou le mal, en matière d'alimentation comme ailleurs, reste très relatif!)
Ce qui me paraît sûr aussi c'est que l'alimentation, comme l'affirment les chinois et comme l'affirmait déjà Hypocrate il y a longtemps, est la clé de la santé. (Enfin, une des clés... Il y a bien sûr d'autres facteurs, comme le stress, la pollution...) Comment peut-on penser rester en bonne santé si on ne met que des poisons dans notre organisme? C'est son carburant. Et vous n'iriez pas mettre de l'huile de friture dans votre réservoir, si ? (Si, je sais, ça se fait, mais il vaut mieux la filtrer un minimum!) Or, pour la plupart d'entre nous, c'est ce que nous faisons. Nous l'avons bien mérité, ce petit café, ou cette pâtisserie, après tout ! Et puis, nous n'avons pas le temps de cuisiner de bons petits plats et pas les moyens de manger tout biologique. Pour ma part, ça y est, j'ai franchi le dernier pas qui me restait à franchir la semaine dernière... Je résistais encore pour les fruits, tellement plus chers en bio... Mais c'est fini, je ne suis plus prête à manger des pesticides. La vérité c'est que personne n'a les moyens de manger autre chose que du bio. Nous ne pouvons pas nous le permettre pour des raisons de santé et de respect de la planète. Tous les médicaments que nous devrons acheter pour soigner notre corps empoisonné, toutes ces thérapies auxquelles nous allons devoir recourir pour réparer ce que nous faisons chaque jour souffrir à notre organisme. Je lisais ce matin dans un bouquin de Michel Dogna le compte rendu d'une toute petite expérience menée dans des cantines en Suède: ils sont passés au tout bio-végétarien : la violence a diminué et les résultats scolaires se sont amélioré. Je vous laisse méditer cette information.
Et puis, une autre pensée m'est venue hier soir, mais je ne sais pas si elle se défend, celle-là je ne l'ai lue nulle part. Beaucoup de gens essaient de savoir ce qu'on doit manger en cherchant qu'elle était notre nourriture « originelle ». Or, il me semble qu'on doit pouvoir calculer le rapport entre les aliments en regardant la disponibilité des aliments relativement aux autres. Je m'explique. Vous êtes un homme préhistorique, avec votre petit arc. Vous allez réussir, mettons, à chasser un lapin tous les trois jours. Par contre, les fruits et les légumes vont être beaucoup plus abondants, cela va donc être la base de votre alimentation. Pour ce qui est des céréales et des légumineuses, elles sont devenues importantes à partir du moment où l'homme s'est sédentarisé et où il a pu les cultiver... Parce que je vois mal des chasseurs cueilleurs ramasser beaucoup de blé ou de lentilles: vous avez vu la taille que fait un grain de blé ? Ou une lentille ? Vous imaginez le travail ? C'est passablement moins fatigant de déterrer une pomme de terre ou de cueillir une pomme ! Maintenant qu'on a le blé tout prêt en sachet et les nouilles déjà préparées, c'est plutôt plus compliqué de préparer une soupe qu'un plat de nouille, mais il y a 20 000 ans, ça devait être l'inverse. (S'il y a des historiens parmi les lecteurs et que je dis des énormités, n'hésitez pas à me le signaler!) Ce qui m'amène à penser qu'il vaut mieux manger plus de fruits et légumes que de céréales...
La dernière chose, à mon avis, c'est qu'il n'existe évidemment pas un régime alimentaire idéal, qui fonctionnerait pour tout le monde, ça se saurait. Donc, et c'est là que ça devient à la fois compliqué et intéressant, pas le choix, c'est à chacun d'expérimenter et de trouver ce qui est bon pour lui et que personne d'autre ne pourra lui prescrire, n'étant pas à sa place. Ecouter tous les conseils et les avis, c'est une chose, mais encore faut-il pouvoir faire sa sauce avec après. Pour cela, apprendre à s'écouter est le seul remède... et nous ne savons pas trop le faire ! Mais c'est fascinant.
Alors bonne recherche à vous, votre bien-être en dépend ! (j'adore les formules grandiloquentes comme celle-là, désolée, je n'ai pas pu m'en empêcher! ;-) )
samedi 5 mai 2007
Galettes de céréales
L'art d'accomoder les restes
Les galettes de céréales sont, pour beaucoup, un des symboles de la cuisine végétarienne.
Quand je dis que j'en consomme de temps en temps, les gens me répondent souvent : ah oui, c'est drôlement bon, mais je n'ai pas le temps d'en préparer...
Alors je réponds, halte-là. Les galettes jyfoustout, (jifoutou) à la mode de chez moi, c'est drôlement rapide...
Il vous faut un reste de légume, n'importe quoi d'une part. Ca marche avec les épinards, le reste de soupe, les carottes d'avant-hier... tout. Si vous n'avez pas de reste, un oignon et deux carottes rapées peuvent faire l'affaire. (Mais tout de suite, ça prend plus de temps!)
D'autre part, il vous faut un reste de céréales ou de légumineuses (ou éventuellement, de pommes de terre) ou tout ça à la fois, bien sûr. Si vous n'avez pas de reste, soyez créatifs, remplacez par quelques cuillères de farines (sarrasin, blé, etc...) ou des petits flocons d'avoine, ou du riz cuit...
Et enfin, il faut deux ou trois oeufs. (ou éventuellement laits; crèmes... je suppose, du moment que ça permet de faire un liant, mais je n'ai pas testé)
Mélanger le tout pour obtenir une pâte qui se tient à peu près et qui vous permette de façonner vos fameuses galettes.
Si le coeur vous en dit, vous pouvez bien sûr rajouter à votre guise épices, herbes, graines, raisins secs...
Faites revenir à la poele... ou mettez dans un moule à cake (bon, là, c'est sûr, ça fera pas des galettes, mais c'est bon aussi!)
Faites dorer (ou cuire) et dégustez...
L'avantage, c'est qu'on ne fait jamais deux fois tout àfait la même recette puisqu'on s'adapte aux restes... Et on découvre des saveurs drôlement intéressantes.
mardi 22 août 2006
Sucre blanc
Cherry plum vient de me prêter « Ma médecine naturelle » de Rika Zaraï. Je l’ai ouvert au hasard et suis tombée sur un passage concernant le sucre blanc. Voici, en résumé, ce qu’on y apprend :
- qu’il n’apporte ni vitamine, ni enzymes, ou sels minéraux (on s’en doutait)
- qu’au contraire, il nécessite pour être digérer de la vitamine B1 et du calcium (entre autres) que le corps doit donc puiser dans ses propres réserves (et il trouve le calcium dans les dents… d’où, fragilisation des dites dents et caries) (Le sucre complet apporte tous les minéraux et autres nécessaire à sa digestion)
- que ce produit, chimiquement pur, se distille d’un seul coup, envoyant dans notre sang trop de sucre à la fois, ce qui provoque « l’affolement » du foie, du pancréas et des reins, qui essaient de l’éliminer
- et qu’enfin, je cite « la manière dont il est fabriqué devrait à elle seule nous dégoûter à tout jamais de convier ce produit chez nous. On obtient le sucre blanc en râpant les betteraves dont on extrait le jus. Après quoi, on mélange ce jus à la chaux, puis à l’anhydride carbonique. On l’épure grâce à de l’anhydride sulfureux et en le filtrant sur du « noir » animal (composé de débris d’os calcinés d’animaux). Suit une très longue ébullition qui permet la concentration. Le raffinage est facilité par divers produits chimiques comme l’alcool isopropylique ou l’acétate de sodium. »
- et de conclure « Devenu un produit chimiquement pur (à 100%), le sucre blanc nous agresse dans nous apporter aucun élément vitalisant. On comprend dès lors la brutalité de ses actions ainsi que sa nocivité ».
Le livre date de 1985. Il est possible que depuis les méthodes de fabrication du sucre aient changé. Il est possible que non. Si vous avez des informations sur cette question, ça m’intéresse. De toute façon, le reste est toujours d’actualité… et m’a fait renoncer, ce soir, au dessert prévu, à savoir une glace à la noix de coco achetée en supermarché et donc, bien chimique. Subitement, j’avais plus tellement envie de la manger. D’autant que j’ai fait des glaces maisons cet été avec du sucre complet…
Pour ceux et celles qui pensent s’en sortir en achetant du « sucre roux » méfiez-vous… ce n’est parfois que du sucre blanc coloré et parfumé… Ah, c’est pas simple de manger sain, c’est pas simple !
samedi 6 mai 2006
Manger moins
Il y a quelques temps, j’affirmais sur ce blog que j’allais devenir végétarienne… Je suis passée aux actes immédiatement, avec quand même, un peu de mal au début. Surtout parce qu’il me fallait revoir mes trajets dans le supermarché et ne plus passer au rayon poissonnerie (je n’avais jamais pris l’habitude de passer au rayon boucherie), tant que je continuais à passer devant, la tentation restait d’acheter un peu de poisson. D’ailleurs, il est possible que j’en achète encore à l’avenir, pour des occasions, des fêtes etc. (c’est l’excès qui est mauvais, en tout).
Ayant franchi cette première difficulté, je m’apprête à tenter
d’en franchir une deuxième, beaucoup plus difficile à mes yeux : manger
moins.
Les gens de mon entourage à qui je présente ce projet (qui n’est
un véritable projet que depuis hier, jusque là, c’était un fantasme !)
me regardent avec des yeux ronds. En effet, je suis plutôt filiforme,
je n’ai aucun problème de poids, donc tout va bien… sauf que…
Sauf que
je sais que je mange trop.
Et non, je ne suis pas anorexique, je n’ai
aucun désir de maigrir… juste celui de me sentir mieux.
Je sais que je
surcharge mon organisme et que pour ne pas stocker il dépense une
énergie considérable à évacuer le trop-plein. Je sens que je sors de
table à peu près à chaque repas en ayant trop mangé. Je sais aussi que
le grignotage que je pratique intensément fait que mon système digestif
n’est jamais au repos (je ne sais plus passer par la cuisine sans
manger un petit quelque chose, une bouchée de pain, un ou deux raisins
secs, un carré de chocolat, une olive… vraiment presque rien à chaque fois… mais
la cuisine est le centre névralgique de la maison et j’y passe sans
arrêt). Je sens que la nuit, au lieu de récupérer au mieux, je dépense
une grande partie de mon énergie à digérer les incontournables carrés
de chocolat du soir… et le repas trop copieux qui a précédé.
Ce qui me sauve, c’est qu’il n’y a pour ainsi dire pas de « cochonneries » à la maison, à part du chocolat. Pas de gâteau, pas de boissons sucrées, pas de bonbons, de chips, de yaourts au chocolat etc. De plus, je cuisine assez léger… Ce qui limite les dégâts. Je compense en faisant des desserts au moins trois fois par semaine, mais bon, je ne vais pas non plus devenir ascétique, ce n’est pas du tout l’objectif.
Non, l’objectif pour l’instant est de retrouver la sensation de
satiété… et d’y obéir. De manger à ma faim, pas plus, pas moins. (Je
fais partie des gens qui connaissent la sensation de faim : n’ayant
pratiquement pas de réserve, l’appel de la faim est pour moi impératif,
surtout en ce moment où j’allaite ma fille de 7 mois. Donc, je ne me
mets jamais à table en n’ayant pas faim… Mais je ne sais pas m’arrêter
à temps).
Et je sais avant d’avoir essayé, que cela va forcément
améliorer ma vie, augmenter considérablement mon niveau énergétique…
mais je ne sais pas combien de temps ça prendra.
Certains d’entre vous ont-ils déjà fait cette expérience ? Si oui, pourriez-vous la partager avec moi, ça m’aiderait ?!
En attendant, voici quelques conseils qu’on m’a donnés et que j’ai appliqués aujourd’hui :
- Manger très lentement, en goûtant et mastiquant chaque bouchée. En profiter.
- Reposer la fourchette entre chaque bouchée. Etonnant comme c’est difficile !
- Ne pas s’empêcher de manger un truc qui nous fait plaisir, mais le manger en conscience, en profiter vraiment. Il paraît qu’au bout d’un moment, la dépendance cesse d’elle-même…
- Au lieu de grignoter à chaque passage à la cuisine, boire un peu d’eau ou de tisane.
Je laisse passer quelques jours et je vous tiens au courant de mes progrès et du "comment je me sens"!
dimanche 19 mars 2006
Plantes sauvages comestibles
On m’avait dit, il y a longtemps déjà, que la soupe à l’ortie était délicieuse mais qu’en plus ses nombreuses vertus faisaient de l’ortie un aliment de premier choix. J’avais donc ramassé des tas d’orties, que j’avais fait cuire avec des pommes de terre… et avais eu du mal à finir mon assiette. Le résultat était amère et assez peu ragoûtant. Une amie m’a proposé d’en faire avec elle jeudi : oh surprise, c’était absolument délicieux… !! Je vous livre donc les secrets qui permettent de réussir cette soupe : - on ne cueille que les têtes des orties, les parties tendres en fait qui ne sont pas amères, environ un petit saladier sans tasser - on fait blondir un oignon - puis on rajoute 4 pommes de terre qu’on fait cuire à l’eau - à cinq minutes de la fin de la cuisson des pommes de terre, on rajoute les orties. Il ne faut surtout pas qu’elles soient trop cuites, pour ne pas perdre leurs propriétés et pour que le goût ne soit pas altéré. - on mixe. Si vous n’avez pas trop cuit, la soupe est très verte. Et on se régale. Cette amie m’a aussi montré trois autres plantes sauvages comestibles. Le pissenlit bien sûr, qu’on trouve en ce moment. (Les fleurs aussi se consomment.) Les nombrils de Vénus, qui pullulent par chez nous, et le mouron blanc. Ceux qui ont des jardins se battent souvent pour essayer de l’éradiquer et il revient à la charge. Quand je pense que deux jours avant ma cueillette j’avais désherbé tout le carré où il poussait pour le mettre dans le compost au lieu de l’assaisonner ! Nous avons fait une délicieuse salade avec ces trois plantes en rajoutant une pomme et des graines de tournesol… Bonne promenade et bonne cueillette à vous…
samedi 11 mars 2006
Les graines germées
Quoi ? Toutes sortes de graines. Des graines de tournesol, des lentilles, des haricots mungo (autrement dit, du soja vert) du blé, de la luzerne, des graines de moutarde, des pois chiches, des haricots secs…
Pourquoi ? Parce que les graines germées, en plus d’être savoureuses, remplacent avantageusement les compléments alimentaires chers, artificiels et peu ragoûtants du commerce. Parce que au cœur de l’hiver elles sont une source de verdure appréciable. Parce que la germination augmente considérablement la teneur en minéraux et vitamines des graines tout en permettant une meilleure assimilation des protéines.
Comment ? Tout simplement : en les faisant tremper dans de l’eau de
bonne qualité, puis en les laissant germer. On rince les graines tous
les jours, il faut qu’elles soient toujours humides, mais pas
recouvertes d’eau.
Trempage Germination
Luzerne 4 heures 5-6 jours
Blé 12 heures 2-3 jours
Graine de tournesol 4 heures 2 jours
Haricot mungo 12 heures 3-4 jours
Haricot sec 12 heures 4-5 jours
Lentille 12 heures 3-4 jours
Moutarde 4 heures 4-5 jours
Pois chiche 12 heures 3-4 jours
On peut bien sûr acheter un germoir, mais c’est loin d’être indispensable. Les « livres » proposent, à la place, de mettre les graines dans un bocal avec un peu de gaze pour pouvoir les rincer facilement, personnellement, je m’en passe très bien et me contente de les faire tremper dans une assiette ou un plat…
Allez, pour vous donner envie, une recette super simple et qui fait toujours son petit effet : Mettre dans un saladier des graines de soja germées, des feuilles de menthe hachées, des raisins secs. Rajouter de la vinaigrette. Déguster.
Bon appétit !
mercredi 18 janvier 2006
Comment je me suis mise à manger mieux...
Chez nous, on mangeait « bien ». Ma mère avait commencé peu avant que
je ne quitte la maison à acheter des aliments bio mais depuis toujours
elle faisait attention à ce qu’on mange équilibré. J’ai donc pris la
suite sans me poser trop de questions. Petit à petit, je me suis mise à
fréquenter des coops bio et à y trouver des aliments que je ne
connaissais pas que j’avais envie de découvrir… N’ayant pas trop
d’argent, je consommais peu voire pas de viande et du coup, il m’a bien
fallu trouver des aliments de remplacement. J’en suis donc arrivée à
acheter les livres de cuisine végétarienne.
Celui qui a vraiment changé
ma façon de manger, c’est celui-ci : " Manger bien, manger sain. »
de Diana Hunt et Gérard Cazals (Hachette).
En quatre étapes (à nouveau divisées en quatre étapes chacune) il nous
invite à
1. Remplacer le sucre
2. Remplacer la viande
3. Manger des céréales complètes
4. Remplacer les laitages
Et alors, oh miracles… D’abord, et je ne m’y attendais pas du tout, manger des céréales complètes plus souvent a calmé en grande partie mes fringales de sucre. D’ailleurs, dès que je mange moins bien, je compense avec du chocolat. Ensuite, j’ai découvert des tas de trucs délicieux que je vous recommande et qu’on ne trouve pas facilement ailleurs qu’en biocoop… Parce que, il faut bien avouer que remplacer le beurre dans les « patates au beurre », c’est quand même un sacré challenge ; et que les patates au shoyou et huile de sésame ça n’a rien à voir avec les patates au beurre au point de vue goût… mais c’est aussi bon, voire meilleur ! (à ma grande surprise). A part l’huile de sésame (que j’utilise en alternance avec d’autres huiles) et le shoyou, j’ai aussi découvert toutes les crèmes de noisettes, amande, cacahouète, sésame (tahin) qu’on peut tartiner ou mettre dans la cuisine. Nous consommons un peu de tofu car il peut se cuisiner de centaines de façons différentes et est une source important de protéines, nous aimons aussi beaucoup la choucroute crue et je vous recommande les graines germées... Je vous parlerai plus en détail de ces ingrédients et d’autres une autre fois…
Allez, une petite recette hyper rapide pour tester ces nouveaux
ingrédients :
Sandwich express à la choucroute :
Mélanger un quart de bol de tahin avec 3 cuillères à soupe d’eau, une
cuillère à café de shoyou, autant de moutarde à l’ancienne et une
cuillère à soupe de ciboulette. Etaler sur du pain. Rajouter de la
choucroute crue. Déguster… (J’aime tellement ça, que je le mange sans
pain, juste en mélangeant la choucroute et la sauce… Ça fait une entrée
très originale et excellente pour la santé). Vous m’en donnerez des
nouvelles !
