Bio-Blog, chroniques de deux consommatrices repenties

Ecologie. Bio. Simplicité volontaire. Végétarisme. Portage. Education sans violence. Hygiène naturelle. Pédagogie alternative....

mardi 29 avril 2008

Récit de voyage en Ecosse

PICT0234

Par Laurence

Juste deux ou trois impressions qui ont leur place ici : d'abord, j'ai été étonnée de constater que sur TOUS les conditionnements de nourriture, on trouve des indications sur les allergies possibles à tel ou tel composant mais aussi une mention qui indique que l'aliment que vous avez entre les mains peut être consommé dans le cadre d'un régime végétarien ou vegan.

Il en va de même sur les cartes de restaurant : en bas de page, on trouve mentionnés les plats qui sont susceptibles de contenir des substances allergisantes. De plus, les établissements proposent un large choix de plats végétariens et/ou vegans. Entendez bien : je n'ai pas dit "une pauvre pizza fromage-poivrons" ou une "salade fanée avec tomates pas mûres importées d'Afrique du Sud", NON! De vrais plats végétariens, savoureux, cuisinés avec amour (on peut l'espérer!) et recherchés comme le sont les plats contenant viandes et poissons! Même au B..rger Ki..g!

C'est ainsi qu'un midi, à la gare de Glasgow, j'ai mangé mon premier Veggieburger, pas très convaincue au départ, je dois bien l'avouer... Mais lorsque j'ai goûté, je me suis dit que si  mon fast-food du coin cuisinait la même chose, je craquerais plus souvent "pour faire plaisir aux enfants"!!!

Je regrette qu'en France, le végétarisme apparaisse encore comme une sorte de caprice de jeune fille éthérée anorexique ou de sensiblerie mal contrôlée. On reconnait comme légitime le droit de quelqu'un à ne pas manger certains aliments parce que sa religion le lui interdit mais on trouve ridicule, immature voire anti-patriotique (ah! la bonne production de viande française!) de refuser la viande et/ou le poisson par idéologie, choix politique, écologique ou par goût. Le "je ne mange pas de viande" nous classe immédiatement dans la catégorie des trouble-fêtes.

Pourtant, moi qui ne suis pas végétarienne mais qui mange très peu de viande, je reconnais être parfois désabusée devant une carte de restaurant lorsque je rêve (surtout le soir) d'un bon mijoté de légumes et que je ne vois s'aligner devant moi que des plats pour lesquels les dit-légumes ne sont qu'un accompagnement sommaire et réduit quand ce n'est pas la fatale "frite" qui s'affiche comme le seul choix possible!

D'autre part, j'ai été ravie de constater que dans les petits supermarchés où nous faisions les courses, les produits étaient pour la plupart locaux. comme nous avons beaucoup circulé dans le pays, nous avons pu manger à chaque fois les spécialités de la région : du poisson en passant par le beurre, le lait, les légumes ou les pâtisseries (petit faible pour les gôtô!)  tout  était fabriqué à moins de 100 kilomètres, de quoi laisser rêveur...

Et lorsque, en camping, je suis arrivé devant les poubelles avec mon balluchon à vider, je suis restée interdite, voyant qu'on y pratiquait aussi le tri sélectif! En 30 ans de camping, c'était la première fois que je disséquais mes ordures à 22 heures , à quatre pattes devant les bacs de différentes couleurs pour pratiquer le tri, comme à la maison!

J'ai apprécié aussi les deux robinets d'eau, l'un avec de l'eau potable, l'autre avec de l'eau recyclée pour la vaisselle, la lessive et consort.

Enfin, et cela indépendamment du pays que nous visitions, notre mode de vie pendant 10 jours m'a encore fait prendre conscience de mon gaspillage quotidien. Nous voyagions en camping-car, et outre le fameux soir, près d'Edimbourg, où nous avons dormi dans un camping, nous nous postions le soir là où le vent avait bien voulu nous pousser (au pied d'une montagne, au bord d'un loch, face à la mer et à son coucher de soleil...  bref, en général juste à gauche après le deuxième mouton)

120 litres d'eau non potable pour un semaine, sensés servir pour les douches et les vaisselles. D'office, on a exclu les douches. Une toilette du chat le soir, un brossage de dents sans trop de dentifrice pour éviter d'avoir à se rincer plusieurs fois, voilà de l'eau économisée. C'est fou comme finalement cela ne m'a manqué qu'au bout de 5 jours de ne pas pouvoir me laver sous la douche! Et comme mes cheveux ne s'en sont que mieux portés! (Quel délice, une fois arrivés dans ce camping!) Pour les vaisselles, très peu d'eau et obligation à table de nettoyer au maximum son assiette avec du pain! Depuis, on continue à la maison.
Enfin, puisqu'on devait utiliser de l'eau en bouteille pour les pâtes, à raison de 2 litres d'eau pour la cuisson, on a décidé de manger autre chose! Depuis, je réfléchis à la façon de faire cuire des pâtes sans trop d'eau...

Bref, pas une révolution en soi mais des petites réflexions qui viennent alimenter mon moulin (sans eau!)

Posté par cherry plum à 19:21 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]


samedi 10 novembre 2007

Toxicité des OGM

J'ai reçu aujourd'hui par mail ce texte, dont je ne peux vérifier la véracité, mais qui me semble en tout cas plausible. Il vient je crois, du site Terre sacree...

"Une étude indépendante Russe publiée en 2006 montrait que la progéniture des rates nourries aux OGM était gravement affectée
Le taux de mortalité des nouveaux nés chez les rats est six fois plus élevé quand la mère a été nourrie avec un régime de soja modifié

De nouvelles recherches suggèrent que les femmes qui mangent des aliments
génétiquement modifiés pendant la grossesse risquent de mettre en danger leurs
bébés à naître.

L'étude, réalisée par une chercheuse à l'Académie des Sciences de Russie, a
constaté que plus de la moitié de la progéniture des rates nourries au soja
modifié est morte dans les trois premières semaines de vie, six fois plus
nombreuse que celle née de mères ayant une alimentation normale. Elle était
aussi six fois plus nombreuse à avoir un poids gravement insuffisant.

La recherche, qui est en cours de préparation pour publication, n'est que l'une
d'un groupe d'études récentes qui ont relancé la peur que l'alimentation
génétiquement modifiée endommage la santé humaine. Une recherche italienne a
constaté que le soja modifié affectait le foie et le pancréas des souris.
L'Australie a dû abandonner une tentative d'une durée de dix ans pour développer
des pois modifiés quand l'étude a révélé qu'ils provoquaient des dommages aux
poumons.

Et en mai dernier, ce journal-ci révélait un rapport secret du géant de la
biotechnologie Monsanto, qui montrait que les rats nourris avec un régime
alimentaire riche en OGM de maïs avaient les reins plus petits et un nombre plus
grand de globules sanguins -- ce qui suggère de possibles dommages au système
immunitaire --, que ceux qui mangeait de manière similaire de la nourriture
conventionnelle.

L'Organisation de la Nourriture et de l'Agriculture des Nations Unies tenait un
atelier sur la sécurité des aliments génétiquement modifiés à son siège de Rome
à la fin de l'année dernière. L'atelier s'adressait aux scientifiques dont les
recherches suscitaient de l'inquiétude sur les dangers de santé. Mais
l'Organisation Mondiale du Commerce est attendue le mois prochain en soutien
d'une tentative de l'administration Bush pour forcer les pays européens à
accepter les aliments génétiquement modifiés [c'était en 2006, NDT].

La recherche russes menace d'avoir un effet explosif sur l'opinion publique déjà
hostile. Effectuée par la Dr Irina Ermakova, à l'Institut Supérieur de
l'Activité Nerveuse et de Neurophysiologie de l'Académie des Sciences Russe,
c'est certainement la première à examiner les effets des aliments génétiquement
modifiés sur la progéniture à naître.

La scientifique a rajouté de la farine de haricots de soja génétiquement
modifiés -- produits par Monsanto pour résister à son pesticide Roundup -- à la
nourriture des femelles, commençant deux semaines avant la conception,
continuant pendant la grossesse, l'accouchement et l'allaitement. D'autres rates
ont reçu du soja naturel, et un troisième groupe n'a pas du tout reçu de soja.

Elle a trouvé que 36% des jeunes des rates nourries au soja modifié avaient un
poids gravement insuffisant, comparés aux 6% de la progéniture des autres
groupes. Plus alarmant encore, un atterrant 55,6% de ceux nés des mères au
régime OGM ont péri trois semaines après la naissance, comparés aux 9% de la
progéniture de celles nourries au soja naturel, et aux 6,8% des jeunes de celles
nourries sans soja.

« La morphologie et la biochimie des structures des rats sont très semblables à
celles des hommes, ce qui rend les résultats très inquiétants, » a déclaré la Dr
Ermakova. « Cela indique un risque pour les mères et leurs bébés. »

Les écologistes disent que bien que les résultats sont préliminaires, ils sont
potentiellement si graves qu'ils doivent être poursuivis. L'Académie de Médecine
Environnementale US a demandé à l'Institut de la Santé US de sponsoriser
immédiatement un examen indépendant de contrôle de longue durée." (...)

Common Dreams, par Geoffrey Lean, le 8 janvier 2006


Voilà, est-ce que quelqu'un sait où on en est sur les recherches à ce sujet ? Parce que depuis 2006 il peut y avoir eu du nouveau !

Posté par Aspen à 22:39 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 13 septembre 2007

Au secours, ma biocoop se transforme en supermarché !

En supermarché écologique, bien sûr, mais en supermarché tout de même.
Bien sûr, c'est super pratique. Hier, après avoir découvert avec ébahissement l'agrandissement soudain de ma déjà plus si petite biocoop, j'en ai profité pour acheté une brosse à cheveux, une veilleuse pour mon fils, puis j'ai parcouru avec envie le rayon livre et celui sur les peintures... J'ai halluciné devant l'immense rayon "santé" (avons-nous véritablement besoin de tous ces compléments alimentaires pour être en bonne santé?) et j'ai frôlé l'évanouissement (j'exagère ? Bon, un petit peu) devant le rayon gateau, patisseries, cochonneries...
Comme quoi, on peut maintenant consommer "bio" sans rien revoir à son mode de vie.

Ca me chiffonne pour au moins deux raisons.
- On sait bien que les supermarchés tuent l'emploi, que les rapports humains qu'ils induisent ne sont pas les plus spontanés, agréables etc. Un supermarché bio n'échappe pas à la règle. Il a presque la même capacité de pression qu'un gros, aussi peu d'empoyés... mais peut-être des salaires et des horaires un peu plus décents, je n'en sais rien. Je suppose qu'il y a aussi des gens qui font ce boulot sans conviction mais parce que c'est le nouveau créneau qui rapporte et qu'il y a de l'argent à gagner là...
- Pour moi, consommer bio participe d'une réflexion que j'espère assez large sur l'avenir de mes enfants et de notre planète. Acheter des gateaux bios, suremballés (un peu moins qu'en supermarchés quand même) produits loin de chez moi avec des produits peut-être hors saison n'a aucun sens. Certes, à tout faire, il vaut quand même mieux qu'ils soient bios, au moins la terre qui aura servi à faire pousser les céréales n'aura pas été dégradée et au moins on ne s'empoisonne pas en les mangeant, mais il me semble quand même que c'est dommage de proposer ce type de produit.
Evidemment, comme me faisait remarquer Stéphanie dans "et maintenant quoi", chacun est responsable de ce qu'il fait, et il suffit de ne pas acheter ce qu'on estime ne pas devoir acheter...

N'empêche, je me garde le droit d'être déçue par cette évolution du marché de la "bio"...

Posté par Aspen à 08:43 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 23 août 2007

La mort des abeilles met la planète en danger

Voici un article trouvé sur le site "Les échos.fr", un site économique. Il n'est pas très gai, désolée... En fouillant sur le web, je n'ai pas trouvé d'autres articles confirmant cette nouvelle, mais j'ai vérifié que la situation des abeilles est de toute façon très très préoccupante. Bonne lecture quand même...

"Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

PAUL MOLGA"
Pour ceux qui utilisaient encore des pesticides, il n'est jamais trop tard pour arrêter ! (Du moins, j'espère !)

Posté par Aspen à 21:34 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 8 juin 2007

Economies de bouts de chandelles : la note encourageante

Récemment, j'ai posté sur les économies d'eau en faisant un petit rappel de ce que nous faisons déjà à la maison et un prévisionnel de ce que nous espérons rapidement mettre en place.

Je voulais juste revenir sur l'un des trucs qui peut paraître relever de la radinerie ou de l'extremisme : mettre un seau dans la douche pour y verser l'eau froide en attendant qu'elle chauffe. Je pense qu'il y a quelques années encore, j'aurais trouvé cela vraiment "too much" parce que j'aurais probablement craint le "qu'en dira-t-on" et, aussi, parce que j'aurais détesté l'idée de passer pour une pingre.

Pourtant, je me suis résolue à adopter cette solution simplissime et je suis contente de voir qu'aujourd'hui, nous économisons environ 10 litres d'eau par jour que nous réinjectons directement dans les toilettes, ce qui a diminué conséquemment le nombre de chasses d'eau. (nous n'avons pratiquement plus besoin de la tirer)

Non seulement nous économisons ces 10 litres d'eau journaliers puisque ceux-ci ne s'écoulent plus dans les égouts mais nous économisons aussi des litres inestimables en versant l'eau directement dans les toilettes après "nos petites affaires" car nous adaptons la quantité d'eau à verser en fonction des besoins (c'est le cas de le dire!!!) alors qu'une chasse d'eau (même à double commande, ce qui diminue déjà les dépenses) consommera forcément plus d'eau que nécessaire.

Admettons que nous économisions 20 litres d'eau par jour en tenant compte des deux calculs pré-cités, cela représente 7 300 litres par an!

C'est marrant comme, tout à coup, le côté inesthétique du seau se trimballant des toilettes à la douche, me paraît totalement hors de propos!

Posté par cherry plum à 22:28 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 22 avril 2007

Nécrocarburants

Vous n'avez peut-être encore jamais rencontré ce terme... pourtant, vous savez de quoi il s'agit. D'autres les appellent des bios carburants et affirment qu'ils vont nous sauver ! Grâce à eux, pas besoin de limiter notre consommation de pétrole, pas besoin de faire attention à l'énergie, et notre mode de vie va continuer à ne pas être négociable...Certes, il faut des surfaces agricoles très importantes pour couvrir une partie des besoins. Mais ce n'est pas si grave... C'est ce que je pensais. Sauf qu'en fait, je n'avais pas vraiment réfléchi à la chose. Je m'étais dit qu'on produirait un peu de carburants végétaux et que vous le reste des besoins on ferait autrement, sans vraiment m'interroger sur le autrement.

Et voilàtypas que je suis tombée là-dessus:

« Les carburants végétaux ne sont pas bios: ils sont issus de plantes cultivées avec toute l'artillerie lourde des intrants de l'agro-chimie et des pesticides. Les termes "biodiesel" , "bioéthanol" et "biocarburants" sont passés en un temps record dans le langage commun, suite à un énorme matraquage publicitaire et médiatique. Ces carburants végétaux sont obtenus grâce à des processus d'extraction industrielle très complexes. Le terme "bio" signifie "vie". On voit difficilement ce qui permettrait à ces carburants végétaux de mériter le préfixe bio. Parle-t-on de bioblé, ou de biotomate ou de biomaïs?

Nous sommes là au coeur d'une gigantesque arnaque sémantique. C'est bien plutôt de "nécrocarburants" , de "nécroéthanol" et de "nécrodiesel" qu'il faudrait parler. Nécro signifie mort et ce préfixe seul peut qualifier les aspects techniques, écologiques et humains de cette sinistre farce.

Les carburants végétaux ne sont pas verts, ils seraient même plutôt rouges, de la couleur du sang. Ils vont accroître l'immense tragédie de la sous-nutrition, de la mort de faim, de la misère sociale, du déplacement des populations, de la déforestation, de l'érosion des sols, de la désertification, de la pénurie en eau, etc. »

Cet extrait a été trouvé sur le site de Kokopelli (ici) et je ne saurais trop vous conseiller d'aller le lire en entier. Il est un peu long, mais complet et franchement édifiant. Vous ne regarderez plus les bus qui roulent au colza de la même manière, après..

Posté par Aspen à 23:27 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 15 avril 2007

Economies d'eau

Un grand coucou à vous toutes et tous! Je reviens des profondeurs de moi-même où j'ai pris du temps pour analyser, comprendre, ronchonner, nettoyer, mettre à plat!

Aujourd’hui je voudrais témoigner sur les économies d'eau car je pense qu'il s'agit d'un problème écologique majeur.

Je crois en effet que l'homme est capable de s'adapter au changement climatique et qu'il saura reconstituer une société en accord avec ces grandes perturbations à venir, même s'il laissera beaucoup de ses congénères sur le bord de la route.

Je crois aussi que l'homme réapprendra à tricoter, cultiver, casser du bois le jour où le processus d'autonomie devra s'enclencher pour survivre.

Je crois aussi que l'homme pourra réinventer le commerce et repenser les échanges mondiaux quand ceux-ci seront limités par le manque de pétrole et les conséquences de la mondialisation des cultures.

Je crois que l'homme s'adaptera à un régime végétarien quand les terres ne pourront plus donner assez de blé pour le nourrir et qu'il comprendra alors que nourrir les animaux avec ce blé est encore plus stupide.

Je crois que l'homme repensera l'économie mondiale et le monde du travail lorsque le manque de ressources énergétiques l'obligera à aller au travail en vélo et à ne plus acheter à l'autre bout de la terre.

Je ne crois pas, en revanche, que l'homme pourra survivre à la pénurie d'eau qui nous attend. Parce que nous ne savons pas la fabriquer, parce qu'elle ne représente pas un luxe mais une nécessité sine.

C'est pourquoi, faire attention à l'eau dès aujourd'hui me paraît la mesure civique et écologique la plus urgente. Nous avons testé cette année quelques solutions qui ont permis d'économiser 50 mètres cubes d'eau soit 50 000 litres. Je vous les propose. Certaines sont compliquées à mettre en place parce qu'elles demandent un investissement financier, des travaux et supposent qu'on soit propriétaire. D'autres sont, en revanche, à la portée de tous.

Cette année, nous avons :

  • coupé le robinet lors du brossage des dents ou des mains. Le must étant d'utiliser un verre à dent pour le rincage.

  • Remplacé la baignoire existante par une douche et mené une politique drastique sur son utilisation. Nous avons ainsi limité la douche à 10 minutes, savonnage compris, moment pendant lequel nous coupons l'eau. (une douche de plus de 10 minutes avec l'eau qui coule en continue consomme autant qu'un bain c'est à dire environ 200 litres) Cette politique a été bien acceptée, y compris par l'adolescent de la maison!

  • Remplacé les lavabos existants par des vasques en forme de bols, permettant ainsi d'utiliser moins d'eau pour le rasage ou le visage

  • lavé nos enfants deux fois par semaine et appris à leur faire faire le soir une « petite toilette » au gant et au lavabo (visage, fesses, pieds)

  • pris nous-mêmes une douche un jour sur deux (pour l'instant aucune plainte des voisins et pas d'escortes de mouches)

  • proposé à chacun de garder ses vêtements tant qu'il n'y a pas de tâche énorme ou d'odeur de sueur pour éviter la politique du vêtement porté = vêtement lavé ce qui a considérablement réduit les machines

  • équipé TOUS les robinets de la maison de réducteurs de débit et équipé les douches de robinets thermostatiques pour éviter de faire couler l'eau en attendant de trouver la bonne température

  • équipé nos toilettes de chasse-d'eau à double commande

Ce que nous prévoyons de faire bientôt :

  • mettre un seau dans la douche pour récupérer l'eau qui coule en attendant l'eau chaude et la mettre dans la chasse d'eau des toilettes. (peut-être récupérer l'eau de la douche elle-même, à voir)

  • acheter un récupérateur d'eau pour arroser le jardin en construction et y verser l'eau du sèche-linge l'hiver, à court terme

  • à long terme, installer une cuve enterrée de 4 000 litres pour récupérer l'eau de pluie et la réinjecter dans la maison : l'utiliser pour les toilettes, le lave-linge, l'arrosage du jardin dans un premier temps, l'utiliser peut-être plus tard pour l'eau de douche en modifiant quelques tuyaux. Cette perspective nous réjouit car elle permet à une famille de 4 personnes de vivre en quasi-autonomie et le retour sur investissement est inférieur à 10 ans. A ce sujet, consulter l'excellent article sur idées maison. Com

Je suis sûre qu'il existe encore des tas d'idées que nous n'avons pas explorées, peut-être en avez-vous d'ailleurs, non?

Posté par cherry plum à 14:50 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 1 février 2007

Eau !!!

 

Quelques chiffres pour alimenter votre réflexion. (Disponibles dans « Planète attitude, les gestes écologiques au quotidien »

En France, 1% seulement de l'eau potable est bue.

Nous en consommons 160 litres par habitant et par jour !! (oui, 160 litres) dont 44% pour le bain et la douche, 30% pour cuisiner et laver le linge, et 26%... pour nos WC. Sauf si vous avez des toilettes sèches, bien sûr. Et si vous vous lavez comme les carmélites... bien sûr.

Moins de la moitié des eaux usées domestiques seront assainies avant leur retour dans la nature.

Faire la chasse aux fuites est le premier geste utile: un robinet qui goutte voit passer jusqu'à 4 litres d'eau par heure, soit 35 000 l d'eau gaspillés par an ! (environ 90 €...)

Fermer les robinet quand on se lave les dents (un robinet ouvert 3 minutes ce sont 12 bouteilles de 1,5 litres qui s'écoulent), passer moins de temps sous la douche... sont d'autres actions simples et faciles.

On peut aussi installer des limitateurs de débit (de 4 à 12€ ) qui permettent d'économiser jusqu'à 200 l d'eau par jour... Ou des aérateurs qui injectent de petites bulles d'air dans l'eau, pour environ 10 € le débit est réduit de 30 à 40%.

Si on a les moyens, on peut remplacer les robinets classiques par des mitigeurs...

Pour les chasses d'eau, optez pour une chasse d'eau  à poussoir variable. Ou ajoutez une brique ou une bouteille d'eau dans le réservoir, cela limitera le volume total du réservoir et permettra d'économiser jusqu'à 3 000 litres d'eau par an.

On peut aussi arroser ses plantes et son jardin avec l'eau récupérée dans l'évier (laver ses légumes dans une bassine) ou dans la douche (un seau n'est pas très décoratif, d'accord, mais c'est pratique)

On peut mettre sous ses gouttières des récupérateurs d'eau... c'est même indispensable si on veut arroser son jardin. Une bonne pluie peut remplir un réservoir de 200 l...

Cherchez, il y a plein d'autres façons d'économiser l'eau selon ses besoins et son mode de vie...

Posté par Aspen à 10:03 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 22 janvier 2007

Que faire pour lutter contre les changements climatiques ?

Pour rebondir sur tous les messages postés sur mon dernier article, répondre à Myriam qui se demande quoi faire, aller dans le sens d'Hubert Reeves cité par Ludovic  "La pollution du monde, c'est n'est pas un grand problème, c'est sept milliards de petits problèmes"... Voici quelques pistes que vous connaissez probablement... Mais ce qui va de soi... va parfois mieux en le répétant...

Sachant que : (source, New Scientist du 10 sept 2005, cité, comme la liste qui suit (que j'ai modifié et adaptée), dans « Ecologie de l'apocalypse » de Dominique Viel) les émission actuelles de gaz à effet de serre sont la résultate directe des décisions prises par les individus: un quart vient des transports, un autre quart des habitations et pour la moitié restante qui vient des bureaux et de l'industrie, chaque action individuelle a son importance on peut donc


  • Ne pas avoir la climatisation dans la voiture (les gaz utilisés dans les circuits polluent énormément, fuient toujours et ne sont pas récupérés)

  • Lorsque l'on déménage, choisir une zone bien desservie par les transports en commun... les utiliser ensuite !!

  • Manger moins de viande (l'agriculture, avec les engrais, les tracteurs, les pesticides est à l'origine de 25% des émissions de gaz à effet de serre en France)

  • Acheter une petite voiture

  • Conduire sans accélérations brusques ou freinage brutal.

  • Ralentir la vitesse moyenne.

  • Surveiller la pression des pneus

  • Eviter l'avion

  • Covoiturer...

  • Installer un chauffe eau solaire

  • Isoler sa maison

  • baisser la température chez soi...

  • Mettre des pulls

  • Ne pas utiliser la climatisation

  • Faire des courses près de chez soi, de saison, produites localement

  • Ne pas se faire livrer en 24h chrono.

  • Acheter des produits avec le minimum d'emballage

  • Acheter le moins possible de produits manufacturés

  • Prendre des vacances pas loin..

  • Prendre moins de bain, des douches plus courtes moins chaudes et moins fréquentes...

  • Mettre des ampoules à faible consommation

  • Eteindre les appareils sous tension (oui, même la télé)

  • Laver le linge moins chaud

  • Ne chauffer que les volumes d'eau vraiment nécessaires pour la cuisine

  • Se chauffer au bois

  • Acheter des produits recyclés

  • Et recyclables

  • Et durables

  • Et réparables

  • Composter ses déchets

  • Donner ou vendre plutôt que de jeter

  • Trier ses déchets... penser aux piles, cartouches d'impression, appareils électriques et électroniques...

  • Faire tous ces gestes... aussi au travail !

Allez, c'est déjà un bon début ! (Personnellement, il me reste encore quelques points à améliorer!)

Bon courage...

Posté par Aspen à 17:45 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 12 janvier 2007

Créatifs culturels

Bonne nouvelle, les amis!

Non, nous ne sommes pas seuls, nous ne sommes pas des extraterrestres, car, oui, il y a d'autres gens qui pensent comme nous, ailleurs, sur la planète !!! Yes, yes, yes... Ces autres gens, nous en l'occurrence, en tout cas moi, c'est sûr, avons même un nom...! (au cas où nous aurions eu envie d'entrer dans une catégorie, ça peut servir...) on nous appelle, depuis la sortie aux usa d'un bouquin analysant le phénomène, créatifs culturels.

Je me permets ici de vous mettre l'article de wikipédia sur le sujet histoire que vous compreniez un peu de quoi il s'agit :

Les Créatifs Culturels (traduction la moins mauvaise de l'anglais américain « Cultural Creatives ») est un terme créé par Paul Ray et Sherry Anderson dans leur livre: The Cultural Creatives : How 50 Million People Are Changing the World ( Harmony Books, Oct 2000), traduit en français aux éditions Yves Michel, sous le titre: L'émergence des créatifs culturels. Enquête sur les acteurs d'un changement de société.

Selon cette étude, longue de plusieurs années, entre 20 et 25 % de la population états-unienne (soit près de 50 millions d'adultes) formeraient un groupe socio-culturel ne se rattachant ni aux conservateurs religieux ni aux modernistes convaincus, c'est-à-dire les deux groupes socio-culturels le plus souvent reconnus aux USA.Les auteurs ont donné à ce groupe le nom de Créatifs Culturels.

Les Créatifs Culturels auraient en commun de favoriser la faible dépendance vis-à-vis des modes de consommation industrialisés, de chercher à favoriser le développement spirituel, et de refuser les dégradations environnementales induites par l'exploitation des ressources naturelles. Un autre trait marquant de ce groupe est l'absence, à l'heure actuelle, de conscience de sa propre existence. Autrement dit, la plupart des personnes entrant dans la catégorie des « Cultures Creatives » se croit relativement isolée, et l'estimation de la proportion de population partageant les mêmes convictions, de la part des personnes interrogées dans le groupe, s'étale seulement entre 1 et 5 %.

Selon les auteurs, le phénomène n'est pas propre à une catégorie socio-professionnelle, ni à une ethnie, ni à une tranche d'âge, et la totalité de la population est touchée au même niveau, sauf une très légère prédominance des milieux éduqués/aisés. Ceci est le critère qui a fait dire aux auteurs de l'ouvrage qu'il s'agit bien d'un mouvement de fond, et pas d'une mode passagère, comme l'a été le mouvement des hippies, qui avait touché surtout des jeunes adultes.

Etes-vous un "Créatif culturel" ?

  • Vous aimez la nature et sa destruction vous inquiète.

  • Le sort global de la planète vous touche (réchauffement climatique, destruction des forêts tropicales, surpopulation, prise en compte insuffisante des impératifs de la durabilité écologique dans le système en place, exploitation des populations des pays pauvres) et vous souhaitez que l’on fasse plus pour l’améliorer, même si ceci implique de limiter la croissance économique.

  • Vous seriez prêt à payer plus d’impôts ou de taxes, ou à payer des biens de consommation plus cher si vous aviez la preuve que l’argent récolté est bien utilisé pour la protection de l’environnement.

  • Vous attachez beaucoup d’importance à la qualité des relations humaines.

  • Vous considérez qu’il est important d’encourager et d’aider chacun à mettre en valeur les dons, talents et richesses uniques de sa personnalité.

  • Vous faîtes du bénévolat pour une ou plusieurs causes.

  • Le développement spirituel et psychologique est un domaine qui vous est familier.

  • La spiritualité et la religion sont des aspects importants de votre vie, mais vous vous inquiétez de l’influence des intégrismes religieux.

  • Vous souhaitez que les femmes soient traitées à l’égal des hommes, notamment dans le monde professionnel, voir plus de femmes à la tête des entreprises et des partis politiques.

  • Vous êtes alarmés par les violences et les mauvais traitements que subissent les femmes et les enfants dans le monde entier.

  • Vous souhaitez que les dépenses publiques et la politique en général soient plus orientées vers l’éducation et le bien-être des enfants, vers la réhabilitation des quartiers et des communautés, vers la création d’un système écologiquement stable et durable permettant de préserver l’avenir.

  • En politique, vous n’êtes satisfait ni par la droite ni par la gauche, ni même par un centre mitigé.

  • Votre vision de l’avenir est plutôt optimiste et vous vous méfiez du pessimisme et du cynisme que véhiculent les médias.

  • Vous souhaitez vous impliquer activement dans la transformation de la société.

  • Vous désapprouvez les méfaits des entreprises accomplis au nom du seul profit (licenciements, dégradation de l’environnement, exploitation des pays pauvres et de leurs populations).

  • Vous surveillez vos dépenses et évitez de « surconsommer ».

  • Vous désapprouvez la manière qu’a la culture moderne de toujours mettre l’accent sur la compétition, le succès et la réussite, sur l’acquisition et l’accumulation de nouveaux produits, et sur les signes extérieurs de richesse et le luxe.

  • Vous êtes ouvert à ce qui vous est étranger : personnes, lieux et modes de vie.

Si vous êtes d'accord avec au moins quinze de ces affirmations, vous êtes sans doute un créatif culturel.(Extrait du livre de Paul Ray et Sherry Anderson)


Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?

Si la plupart de mes amis sont dans la même mouvance que moi et si les autres sont très tolérants, il n'en est pas forcément de même avec la famille où j'ai vraiment l'impression, parfois, d'être une extraterrestre... Cela a été un immense soulagement, en commençant à lire le bouquin sus-cité, de découvrir que d'autres étaient en but à l'incompréhension, voire la dérision lorsqu'ils évoquaient leurs convictions les plus profondes.

Vous en avez peut-être fait l'expérience avec votre entourage, proche ou moins proche, quand vous avez tenté d'évoquer un sujet « tabou » (essayez un peu, de parler de décroissance au moment de Noël ou des soldes par exemple) Au mieux, on s'interroge « comment en est-il arrivée là ? » ou on s'inquiète « mais comment peut-elle vivre comme ça ? », au pire on critique, on essaie de convaincre de notre erreur de jugement... voire, on se moque, on démolit.

La plupart finissent par se taire, pourquoi tendre le bâton pour se faire battre ?

J'avais trouvé, sur ce blog, un lieu d'expression de mes convictions... j'étais et suis toujours étonnée par le respects de tous les commentaires, par l'écoute et la profondeur des réflexions que vous nous faites partager... mais je n'avais pas pensé que nous étions si nombreux à aller dans ce sens. L'enquête parle de 25 % des américains environ, et une enquête similaire en France avance le chiffre de 16%...
Chiffre en augmentation régulière... Alors c'est une bonne nouvelle parce qu'on va trouver de plus en plus de gens avec qui discuter... et il y a une petite, toute petite chance pour que l'avenir de la planète ne soit pas que dramatique...

Alors en ce début d'année, je vous souhaite plein d'espoir, de courage, de bonheur, de simplicité, de libérations et d'action!...

 

Posté par Aspen à 11:34 - Ecologie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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