dimanche 15 avril 2007
Désencombrement, on s'y remet
C'est le printemps... il est temps de s'y remettre pour ceux d'entre vous, qui, comme moi, avez passé l'hiver à entasser du bazar ! Ma Cherry Plum préférée, spécialiste du désencombrement et du rangement est venue passer deux jours chez moi pendant les vacances et ensemble nous avons attaqué les cartons de vêtements pour enfants et... la bibliothèque. Et oui, j'ai fini par y venir, moi aussi. Mais comme le sujet est particulièrement délicat pour moi, je n'ai supprimé que quelques ouvrages de mes étagères... J'ai encore besoin de voir des livres chez moi et, avouons-le, que les gens voient des livres chez moi !!! Vanité, quand tu nous tiens !
Ceci dit, ce petit ménage a tout de même été salutaire. Dans la foulée, je me suis attaquée à mon bureau et j'ai commencé là aussi un grand rangement. Je ne me souvenais plus à quel point cela faisait du bien ! Quelle sensation de légèreté...
Courage, courage, que ceux qui doutent essayent, ne serait-ce qu'un petit peu et viennent témoigner ici des bienfaits du désencombrement...
mercredi 6 septembre 2006
Conseils pour le ménage :
Vous êtes en train de désencombrer votre maison, bravo… ! maintenant, il va vous falloir vous interroger sur l’entretien quotidien de votre foyer.
Voici quelques conseils qui pourront vous faciliter la vie.
Se fixer une date et une heure : pourquoi ? Parce que si vous attendez de n’avoir plus rien à faire pour nettoyer et ranger, vous risquez de ne jamais trouver le temps.. Parce qu’il y a fort à parier que tôt ou tard vous vous retrouverez devant votre calendrier, paniqué en découvrant que ce soir votre cher(e) et tendre a invité son chef… et n’aurez pas d’autre choix que de faire une session marathon avec tout le stress que ça suppose. Et parce que, de toute façon, vous aurez toujours dans un coin de votre tête « il faudrait que je range ça et ça… » et que cette simple cogitation dépense une énergie folle que vous pourriez dépenser ailleurs
Se motiver : ben oui ! Comment pensez-vous pouvoir être efficace si vous traînez les pieds et ronchonnez à chaque objet que vous ramassez ou à chaque coup de balai ?
S’habiller comme il faut : ça tombe sous le sens : pas de talons aiguilles pour passer l’aspirateur ni de costume-cravatte pour nettoyer les vitres ou dégraisser le four ! Le mieux est de réserver une tenue spéciale, ou au moins un tablier.
Avoir de bons outils : à bas les éponges trop vieilles, ramollies et aux odeurs douteuses, à bas les balais qui ne balaient pas, les serpillières qui n’épongent pas. Investissez dans du matériel de qualité… En matière de nettoyage comme ailleurs les produits bon marché coûtent cher !!!
Avoir peu de produits de bonne qualité et multi-usage : du vinaigre blanc pour le tartre, les wc, les éviers, les vitres… et un savon dégraissant multi-usage (genre pierre d’agile) suffisent amplement. De toute façon, un ménage fait régulièrement évite que les choses ne s’encrassent trop…
Viser l’efficacité : ne courrez pas partout pour tout faire en même temps… Au contraire, il s’agit de peser chacun de ses mouvements : devant un évier, on lave l’évier, le miroir, la robinetterie et on vide la poubelle avant de bouger. On ne fait pas le tour des pièces trois fois. (vous ferez votre jogging après…)
Ayez votre matériel à portée de main : c'est-à-dire : avoir des produits de nettoyage et des éponges/torchons dans la salle de bain et si possible les wc pour ne pas courir tout le temps après : s’il vous faut traverser la maison avant de simplement nettoyer votre lavabo, il y a de fortes chances pour que vous ne le fassiez pas très souvent. Alors qu’une éponge posée tout près vous autorise à donner un coup sans même y réfléchir chaque fois que vous vous êtes lavé les dents.
N’oubliez pas que vous avez deux mains… et servez-vous en. Une éponge dans chaque main, ou une éponge et un torchon… Hop, en deux temps trois mouvements, c’est propre.
Ayez rangé avant de nettoyer ! Gain de temps et efficacité assurés. Passer l’aspirateur en louvoyant entre les jouets épars n’est ni très rapide ni très agréable…
Embauchez le reste de la famille : ça va plus vite… et bizarrement, ça se resalit moins vite !
Pensez régularité et
- donnez un coup de brosse dans les wc à chaque fois que vous tirez la chasse d’eau.
- lavez la douche quand vous êtes dessous. Vous venez de supprimer la corvée de détartrage de la cabine de douche !
- faites la vaisselle en même temps
que la cuisine : rien de plus déprimant qu’une cuisine innommable à la fin
de la session de préparation
- n’oubliez pas : un évier
propre et un lit fait tous les jours et la maison est méconnaissable !
Bon courage !
dimanche 3 septembre 2006
Comment ne pas se réencombrer ? Suite
Nous qui sommes des bordéliques fini(e)s avons dans l’idée que le jour
où nous aurons enfin fait un grand ménage par le vide dans notre
maison, la partie sera gagnée...
Malheureusement, il n’en est rien,
même s’il est vrai qu’il est plus facile de maintenir une maison
désencombrée que de la désencombrer…
Il faut bien comprendre la nature du problème ou plutôt, des problèmes, pour pouvoir donner à chacun d’entre eux sa solution. Qu’est-ce qui fait du bazar, chez vous ?
Vous rentrez de vos courses après être passés par la boite au lettres.
Vous posez les clés et le courrier sur la table du salon, les sacs de
courses au milieu de l’entrée, jetez votre manteau sur le canapé pour
enfin pouvoir vous précipiter à la cuisine boire un grand verre d’eau…
Vous venez insidieusement de créer trois départ de feu (ou points
chauds) !!! Alors qu’il n’aurait pas été tellement plus long de mettre
les clés et le courrier à leur place, le manteau sur le porte manteau
et les sacs de courses le plus près possible de là où vous allez devoir
les vider…
- Le premier problème donc, est une série de mauvaises habitudes à perdre… ou plutôt, de bonnes habitudes à prendre. Ça se travaille, c’est possible... rappelez-vous, il faut 21 jours pour prendre une nouvelle habitude, à condition d’être consistant et de n’en prendre qu’une à la fois.
- Le deuxième problème c’est que peut-être n’avez-vous pas prévu d’emplacement pour vos clés, et votre courrier ? Ce qui nous amène à la constatation suivante : une grande partie du bordel d’une maison est dû aux SDF. Tous ces petits ou gros objets qui n’habitent nulle part, qui vont où le vent les porte, d’une pile à l’autre, d’un dessus de buffet à un bout de table, d’une poche de manteau à un dessus de cheminée, partout moches et mal aimés alors qu’il suffirait (je vous entends rigoler : si c’était si simple, ça fait longtemps que ce serait fait, n’est-ce pas ?) de leur trouver une maison, une bonne fois pour toute. Et ne me dites pas que vous ne collectionnez pas les jolies boites à gâteau, les corbeilles en rotin, les boites à bijou, à chaussures d’enfant ou à parfums, les bocaux de confiture…et qu’avec tous ces récipients à votre disposition vous n’allez par réussir à trouver une place à ces playmobils ou au courrier à traiter ou à vos timbres en attente d’être classés ? Faites la guerre aux SDF et une grande partie du problème sera classée.
- Maintenant, il faut quand même être réaliste : votre maison ne peut pas être nickel tout le temps, d’abord c’est invivable et puis de toute façon, ce n’est tout simplement pas possible. Dans ce cas, il faut créer des « réserves naturelles » pour le bazar. L’autoriser à vivre, mais dans de petits espaces, bien limités, très surveillés. Dans la chambre par exemple, conservez un fauteuil ou une chaise sur lequel vous aurez le droit de jeter négligemment vos habits après une dure journée. Vous avez aussi le droit de garder un tiroir à bazar dans la cuisine… mais il faudra y mettre le nez régulièrement pour éviter qu’il ne déborde sur le buffet une fois trop plein !
Allez, au boulot et bon courage !
mardi 29 août 2006
Trier les papiers
Ne sachant pas ce que Cherry Plum allait écrire sur la paperasse,
j’avais réfléchi à un truc tout bête, que j’ai découvert hier et qui
va, je crois, révolutionner ma vie (et la votre, peut-être).
Bien sûr, dans la prochaine étape ou plus tard, Cherry Plum va vous
affirmer qu’il faut s’occuper des papiers immédiatement. (D’ailleurs,
je l’ai déjà écrit quelque part sur ce blog, il me semble). On va
chercher le courrier, hop, on trie, hop, on répond si besoin, hop, on
met un timbre et hop, dans le sac à main, prête à partir à la boite au
lettre la plus proche lors de la prochaine sortie. Ou alors, hop,
classé dans la bonne boite, au bon endroit ou alors directement dans la
poubelle… hop !
Bien sûr !
C’est exactement ça qu’il faut faire !
Et on
y arrive petit à petit !
Moi qui vous parle, j’ai beaucoup progressé
depuis que j’avais traité ce sujet et mes piles sont nettement moins
impressionnantes qu’elles n’ont pu l’être à certaines périodes de ma
vie (j’avais perdu mon bureau… mais depuis qu’il est réapparu, je suis
vigilante !).
Mais… il faut savoir qu’il y a des ratés.
Voici donc un intermédiaire possible entre : « je laisse tout en vrac sur la table basse » et « je range, trie, jette ou complète, immédiatement tout ça. »
C’est un premier tri tout simple qui permet quand même de limiter la casse et de s’y retrouver. Il fonctionne aussi quand on s’attaque à une pile non traitée depuis des semaines.
Il s’agit, tout simplement de faire quatre tas…
- à lire
- à faire (compléter, renvoyer, etc)
- à classer
- à jeter
Vous pouvez pour les papiers courants avoir trois corbeilles et une
poubelle pour classer au fur et à mesure.
Pour ceux qui, comme moi, se
retrouvent avec 25 ou 30 tas différents quand ils osent enfin affronter
la montagne de paperasse qui tient chaud à leur bureau, ça change la
vie. 4 petits tas… et c’est tout.
En plus, après, on retrouve plus
rapidement l’imprimé de la caf qu’on devait renvoyer le mois dernier…
(Mais n’oubliez pas, ce n’est qu’une étape, un jour, nous réussirons à nous occuper de la paperasse au fur et à mesure…) !
jeudi 24 août 2006
Aller au bout du rangement par le vide
Bon, alors, puisque c’est la saison, je range. Je jette, je trie, je
fais du grand ménage.
Mais c’est vraiment très difficile pour moi,
alors, tous les jours, j’appelle Cherry Plum pour qu’elle me soutienne
dans mes efforts et je lui fais la liste du travail accompli pendant la
journée. Elle me félicite, m’encourage, m’assure de son soutien et
s’informe : « Alors, tu te sens comment ? »
Elle espère que je vais lui dire que ça va mieux, que de jeter, je me sens soulagée, que c’est jubilatoire de se débarrasser du poids encombrant du passé…
Et jusqu’à présent, je ne lui disais pas ça.
Je lui disais : « il en
reste tellement… » avec des soupirs à fendre le cœur d’une pierre.
C’est ce matin que j’ai compris pourquoi ce soulagement tant attendu ne
venait pas.
J’avais rempli trois pleins cartons de papiers divers, de
lettres (et oui, finalement j’y suis venue) de trésors qui n’en étaient
plus, de mes anciennes collections d’images, toutes les poubelles
débordaient et je me sentais toujours aussi encombrée.
Et puis, ce matin, donc, mon homme est allé à la déchetterie déposer les papiers.
Et là ! là, oui, j’ai senti !
Là, le soulagement d’un coup.
Hop, tout
était parti…
L’espace s’ouvrait, et on pouvait commencer à respirer.
Tout ça pour enfoncer le clou : faites confiance à Cherry Plum : quand
elle dit qu’il faut se débarrasser « vraiment » de ce dont on a prévu
de se débarrasser… c’est qu’il faut le faire. Sinon, ça sert à rien…
Et
les trucs dans l’entrée qui attendent qu’on veuille bien les emmener à
la déchetterie ou à Emmaüs, croyez-moi, c’est pas bon pour le moral,
ils faisaient encore moins de dégat dans les placards si ça se trouve !
Bon courage à tous ceux et celles qui ont entamé le programme et qui souffrent avec moi ! (mais après, ça va mieux...)
mardi 30 mai 2006
Créer un environnement propice
Voilà qui va paraître aller de soi… « Pour faire ce qu’on a à faire,
plus l’environnement est facilitant, plus les choses se feront
naturellement… »
Evident !
Dans les usines, les postes sont disposés de
façon à ce que les déplacements soient les moins nombreux et les plus
courts possibles, les outils sont à portée de mains, les sièges étudiés
pour être à la bonne hauteur.
Les jardiniers se déplacent avec leur
attirail sur un chariot adapté.
Les cuisines sont pensées pour que les
plans de travail et les postes « froid » « cuisson » « eau » soient
répartis de façon optimum…
Dans nos maisons, ce n’est pas forcément le
cas. Nous aurions tout intérêt à définir ce que nous souhaitons faire
de nos journées (de nos vies) pour organiser un environnement favorable
à nos projets. S’il vous faut ¾ d’heure pour débarrasser la table, puis
retrouver vos affaires de peinture, aller chercher le papier dans la
remise, les pinceaux au grenier et le chevalet… dieu sait où, il y a de
fortes probabilités pour que vous ne fassiez pas souvent de peinture !
De même, si la cuisine est toujours en bazar, la vaisselle s’entassant
dans l’évier, et les placards désespérément vides… pas étonnant que
vous mangiez si souvent des sandwichs (ou au restaurant si vous avez
les moyens !).
Depuis une semaine, nous sommes dans les travaux jusqu’au cou. Après
l’isolation au chanvre, nous avons fait des finitions avec des enduits
au sable et à la chaux sur certains murs nus. La cuisine et la salle de
bain étaient sens dessus-dessous… Et bien, même s’il était
techniquement possible de faire à manger, cela m’apparaissait comme
tellement compliqué (il fallait d’abord déplacer le frigo pour pouvoir
atteindre la gazinière, aller repêcher les casseroles dans les caisses
où elles avaient été rangées pour qu’on puisse déplacer le buffet, puis
se contorsionner pour atteindre l’évier etc) qu’on a mangé des pommes
de terre froides et du pain beurré.
Dans la salle de bain, on pouvait,
avec de la bonne volonté, mettre le linge sale dans le panier, mais il
fallait enjamber tout un tas de trucs et de machins… et non, j’aime
trop peu le rangement. J’y arrive quand l’environnement est optimum,
mais dès qu’un obstacle se trouve en travers de ma route, il me fait
reculer. Donc, j’ai lancé le linge de loin, j’ai mal visé, il est tombé
à côté et y restera jusqu’à ce que les lieux soient à nouveau
accessibles.
Je ne m’étais pas rendu compte, jusqu’à présent, à quel
point la fonctionnalité d’un lieu pouvait être importante.
Je crois que je vais essayer, pendant quelques jours, de regarder ma maison avec un œil de professionnel de l’efficacité : qu’est-ce que je veux faire et comment pourrais-je me faciliter la tâche ? Par exemple, je gère très mal la paperasse. Le fait que les crayons soient à un endroit, les timbres à un autre, les enveloppes encore ailleurs et le papier à l’étage ne facilite certainement pas les choses ! Tout petit papier à remplir devient vite une épreuve ! Il faut que je trouve un endroit (mon bureau peut-être ? Mais pour cela il faudrait qu’on puisse poser quelque chose dessus, je veux dire, ailleurs que sur une pile déjà trop haute !) où tout le nécessaire serait.
Et puis je pourrais réfléchir à tout ce que je ne fais pas parce que les conditions idéales ne sont réunies… et ensuite voir comment améliorer les choses ???
Au boulot !
mercredi 10 mai 2006
Mauvais souvenirs
Continuant sur ma lancée, je me désencombre de vieilles lettres
d’ex-petits-amis qui m’ont fait du mal… Je me demande bien pourquoi je
gardais ça : des lettres pleines de rancœur, de reproches, de
tentatives de culpabilisation… Je suppose que ça me faisait des
souvenirs, hein ! en tout cas, ça prenait de la place ! J’ai tout mis
au feu hier soir (mais je n’ai pas encore allumé le feu, il me reste un
autre tas à trier), et ça fait un bien fou ! Adieu vieilles
souffrances, souvenirs douloureux, je peux poser mes valises pleines de
pensées pénibles et les laisser là… partir sans… je ne renie rien, je
ne fuis pas non plus, je purge et je guéris. Je n’ai plus besoin de
m’encombrer l’esprit et le cœur avec tout ça.
Ce qui est derrière moi
est derrière moi… et le reste de ma vie est devant !
lundi 8 mai 2006
Pour désencombrer, faites-vous aider !
Le désencombrement est quelque chose de très difficile pour moi. Chaque objet que je possède rentre dans l’une ou l’autre des catégories suivantes : « peut servir » ou « haute valeur sentimentale ». Cela va des vieux élastiques (on a toujours besoin d’un élastique à portée de main) aux tickets de spectacles (ça fait des souvenirs…), des verres dépareillés (avec tous les verres qu’on casse, ça servira forcément bientôt), aux cartes postales toutes jaunies, dont je ne me souviens parfois même plus qui sont les auteurs… Il y a bien sûr les petites robes de mon enfance certes passées de mode, mais cousues avec amour par ma mère et donc qu’il est impensable de ne pas conserver pieusement et… je m’arrête là, vous avez bien saisi le concept (surtout que c’est un thème récurent sur ce blog).
Avec une copine aux prises avec les mêmes soucis, nous avons organisé des séances de tri l’une chez l’autre. Les autres ont un regard beaucoup plus neuf sur votre bordel, même s’il n’est pas forcément plus objectif. Tout à l’heure, quand j’ai demandé à un ami ce qu’il retirerait en premier de mon salon il a dit « les lattes de plancher là… ». Il y avait en effet une dizaine de lattes, empilées les unes sur les autres et sagement rangées contre un mur. Depuis le temps qu’elles étaient là, je ne les voyais même plus ! Ce n’est pas pour autant qu’elles n’encombraient pas, évidemment.
Il y a plusieurs styles de personnalités et donc plusieurs types
d’aide. Il y a les copines qui vous laissent vous débattre dans vos
dilemmes (je fais quoi avec ça ? Ben, ce que tu veux !) et celles, plus
directives qui vous intiment à tout va : « ça, tu jettes, ça, tu peux
éventuellement le garder ». Il y a celles qui savent intuitivement
comment on pourrait réarranger une pièce juste en déplaçant un meuble,
en rajoutant un cadre et celles qui ont la patience de supporter vos
jérémiades « tu comprends c’est ma petite sœur qui m’a donné ce lapin
en pâte à sel pour mes huit ans, je ne peux pas le jeter !!! ». Il y a
les partisanes du ménage par le vide, et celles qui veulent bien
récupérer une partie de votre bazar. (Ça, personnellement, c’est ce que
je préfère, surtout pour les livres : comme ça, en cas de remord, je
sais ou retrouver mes trucs ! Et même si je ne suis jamais allée
récupérer un truc dont je m’étais débarrassée, ça me rassure quand
même.) A vous de voir ce que vous attendez comme aide. Personnellement,
j’ai besoin de quelqu’un un peu patient mais un minimum de directivité
ne me fait pas peur, ça tranche dans mes doutes.
Avoir une copine avec soi, qui ne juge pas, qui ne se moque pas de vos
vieilleries (une vraie copine quoi) encourage à se lancer dans des
travaux difficiles… et permet de continuer. Ça aide à commencer, aussi.
Tous les « je ferais bien du tri, mais je n’ai pas le temps »… passent
plus facilement à la trappe quand on sait qu’on va avoir de l’aide et
passer un moment sympa avec quelqu’un qu’on aime.
Chaque fois que j’ai fait ça, (et je l’ai fait un certain nombre de
fois, avec plusieurs copines, souvent chez moi, parfois chez elles),
j’ai trouvé que cela renforçait nos liens : c’est une façon rigolote
d’apprendre à mieux connaître l’autre, notre bazar parle pour nous ! En
plus, fous rires garantis quand on tombe nez à nez avec une vieillerie
qu’on conservait par habitude et que soudain le regard de l’autre nous
fait prendre conscience de la laideur du truc ! On se demande alors
comment on a pu conserver ce machin sur le manteau de la cheminée
pendant tant d’années.
En tous les cas, c’est un regard rafraîchissant sur votre bazar, vos manies et si vous êtes prêts à tenter l’expérience, je pense que vous ne le regretterez pas !
jeudi 4 mai 2006
Désencombrer pour avancer
Dans mon processus de transformation actuel, je me rends compte qu’un
des facteurs important ayant permis cela est le désencombrement.
Le
bordel est un obstacle quasi infranchissable.
Il nous empêche de
respirer librement, car la simple accumulation d’objet dans une pièce
suffit à la rendre oppressante. Il nous empêche d’être efficace : il
faut commencer par chercher les choses avant d’accomplir toute action,
ce qui est une perte de temps considérable qui personnellement, suffit
à me faire reculer devant certaines tâches. Il encombre notre esprit
par la culpabilisation qu’il engendre : les « il faut que » « je dois
», « je devrais » remplacent la joie de vivre par leur martèlement
incessant. Comment s’autoriser à faire quelque chose qui nous plairait
alors qu’il y aurait tant à faire ? Alors que la vaisselle sale nous
nargue dans l’évier, que les tas de linge (le sale, à laver, le propre,
à ranger ou repasser…) commencent à faire concurrence au Mont Blanc ?
Alors qu’il y a ce papier hyper urgent ou cette facture à payer qu’on
aurait déjà dû renvoyer il y a deux jours… Alors que les mômes
chouinent dans vos jambes parce qu’il y a tellement de désordre dans
leur chambre qu’ils n’arrivent plus à y jouer, ni même à retrouver
leurs jouets… Alors, tout simplement, qu’il n’y a plus une seule
surface plane disponible pour poser un livre, ou une feuille de papier,
ou un ouvrage de couture… ou…, ou toute activité à laquelle vous auriez
pu avoir l’idée de vous consacrer.
Depuis que je m’organise un peu
mieux (et croyez moi, il me reste des progrès à faire, je reviens de
tellement loin) il y a des moments où je me dis : « bon, et maintenant,
qu’est-ce que je fais ? », et où je me rends compte avec stupéfaction
que presque tous les « il faut que » ont été accomplis… et je me
retrouve l’esprit vide, un peu sonnée de ne plus avoir d’obligation
urgente moi qui ai toujours tout fait « à l’arrache », au dernier
moment, parce que j’avais dépassé depuis longtemps les limites du «
trop tard ». Parfois, à 15h, le linge est plié et rangé, le repas du
soir est prêt, la maison est présentable…
Dans ces moments-là, l’espace
vide et blanc devant moi s’ouvre sur des perpectives incroyables.
Et
pour en revenir au propos du jour, ce qui permet, entre autres, que
toutes les tâches à accomplir le soient… est le désencombrement.
Parce
que depuis que j’ai diminué des deux tiers (au moins) le nombre de
jouets de mon fils, je mets moins de cinq minutes à tout ranger même
quand il a tout sorti.
Parce que depuis que je fais la chasse aux
points chauds, même quand je me relâche trois jours, il me faut moins
d’une demie-heure pour m’y attaquer (et les vaincre).
Parce que d’avoir
l’esprit plus libre m’a permis de mettre en place un début de routine…
et pas plus d’une par mois. Le premier mois, je me suis occupée de mon
évier. Je me suis couchée avec un évier propre tous les soirs. Le
deuxième mois, je me suis attaquée à la lessive. C’est bien rodé
maintenant : je mets en route le soir - en heures creuses - j’étends le
matin avant le petit déjeuner juste après avoir plié celui de la
veille. Le troisième mois, j’ai fait mon lit. Ce mois-ci, j’ai décidé
de me mettre à faire quelques étirements au réveil (après avoir fait le
lit) et au coucher (juste avant de me mettre dedans).
Depuis que je ne suis plus toujours à courir partout sans savoir où
donner de la tête, j’ai du temps pour moi… J’ai déjà un petit peu parlé
de l’utilisation que l’on fait de son temps… En expliquant que ce qui
avait été difficile avait été de vraiment savoir ce que je voulais
faire de mon temps libre. Maintenant, je me pose la question de
vraiment savoir ce que je veux faire de mon temps de travail (le congé
parental aura une fin… et elle se rapproche !)
Et je pense sincèrement
que je peux me poser la question parce que le passé me tire moins en
arrière. Il me tire moins en arrière parce qu’une importante partie des
objets du passé ont disparu de ma maison. Vous savez, tous ces trucs
qui vous rappellent des mauvais souvenirs chaque fois que vous les
voyez. Tous ces objets auxquels vous
êtes attachés par la culpabilité et non par la joie, le vase que vous
devez mettre sur la table parce qu’il vous a été offert par votre
tante, la pile d’assiette à fleurs de l’arrière grand-mère qu’on ne
peut pas se décider à donner alors qu’elle nous donne la nausée, toutes
ces lettres écrites par vos anciens petits copains (y compris ceux qui
vous ont fait du mal) qu’on ne se résout pas à brûler… tout ce bordel
nous empêche d’avancer. Littéralement, c’est comme un boulet qu’on
tire.
Pas étonnant que chaque pas nous soit aussi pénible. Pas étonnant
que nous nous réveillions fatigués tous les matins, que la simple
pensée de devoir réfléchir à ses choix nous épuise d’avance : nous
sommes déjà épuisé. Et c’est le bazar qui nous tue. Il empiète notre
espace vital, il bouffe notre énergie, il nous dévore.
Ceux qui ont
commencé à se désencombrer témoignent tous de la sensation de liberté
et de légèreté qui s’empare de nous lors de ce processus… Mais je ne
pensais pas que cela allait m’aider à reconsidérer des aspects de ma
vie plus profonds, plus importants…
Accessoirement, le désencombrement
m’a montré que je pouvais vivre avec beaucoup moins d’objet et donc je
peux -un tout petit peu- considérer de changer de métier y compris en
en choisissant un qui me ferait gagner moins d’argent mais qui
m’intéresserait plus… ou plutôt, qui serait plus proche de mes valeurs.
J’ai mis des années à franchir le premier pas… j’étais sans cesse
arrêtée par le fameux « ça peut servir ». Faire confiance à la vie, se
dire qu’il y aura moyen, plus tard, d’éventuellement retrouver quelque
chose qu’on aurait jeté par erreur est ce qui m’a le plus aidé.
Croyez-moi, le jeu en vaut mille fois la chandelle et il y a sûrement
chez vous aussi au moins un tiroir qui supplie qu’on le libère de son
bazar…
Allez, bon courage pour ceux et celles qui se lanceraient dans
l’aventure!
(Pour ceux qui arrivent sur ce blog, il y a des conseils préliminaires
sur l’art et la manière de se désencombrer dans la rubrique « nous et
notre bazar »)
vendredi 24 mars 2006
Ménage de printemps
En
ce début de printemps, avec le beau temps qui tarde, le moral a des petites
tendances à la baisse pour un certain nombre d’entre nous. On a tenu bon tout l’hiver
mais là, ça devient dur. Un petit ménage de printemps (justement, ça va le
faire venir) s’impose donc.
Pour
commencer, il va falloir réattaquer les points chauds qu’on avait un peu
négligés ces derniers temps. Bizarrement, en notre absence, ils ont pris une
certaine ampleur et mine de rien, ils attaquent sans répit notre moral déjà
fragile. J’ai personnellement un point chaud réfractaire tout au bout de ma
grande table de salon… Avant que je ne me décide à lui faire sa fête juste
avant de venir écrire cet article, le « petit » point chaud avait
atteint le milieu de la table et avait commencé à essaimer sur la console. A l’attaque !!!
Bizarrement, en moins de 15 minutes, son sort était scellé. Quand je vous dis
qu’on peut faire des miracles en 15 minutes ! (Et j’en suis souvent la
première surprise…)
Une
fois que vous aurez attaqué le ou les points chauds les plus chauds, n’oubliez
pas de boire un grand verre d’eau et sortez, au moins cinq minutes, prendre l’air…
et profitez-en pour aérer un grand coup si ce n’est pas quelque chose que vous
faites habituellement. Normalement, vous devriez vous sentir beaucoup mieux
après…
…Alors ?
