Bonjour à tous
C'est la rentrée, vous l'avez sûrement remarqué ! :-) Peu de temps pour écrire, peu de temps pour penser tout court... et puis nous avons eu des aventures ! Nous avons été interviewées hier pour une émission de France Culture, prévue le 13 octobre (plus de détails ultérieurement) et cela a été un assez grand stress. En effet, l'idée était de voir comment nous vivions... Donc des gens, des inconnus, sont venus chez moi !!! D'où un grand, très grand ménage de printemps, pour éviter d'avoir trop honte devant le bazar. C'est là que je me suis rendu compte que ma maison n'est jamais complètement rangée. Quand une pièce est nickel, c'est souvent que j'ai lâché du lest sur le reste. Et bien, je vous l'affirme, c'est fort dommage, c'est un vrai bonheur d'avoir une maison ordonnée. On a l'impression de respirer mieux, que tout est plus grand. Je me sentais plus libre, plus légère...

Mais pour ça comme pour le reste, on avance, on recule, les progrès sont fait de grandes avancées et parfois suivis de violents retours en arrière... avant de réussir à poursuivre sa route.

Le bazar et moi, c'est une longue aventure. Je désencombre, je désencombre, j'ai l'impression que je n'aurai jamais fini de désencombrer ! Il faut dire que je me laisse facilement ré-encombrer et puis j'ai du mal à me débarrasser, même de ce qui m'encombre ! Je suis attachée à mes chaînes, à mes mauvais souvenirs, à mes pulls immettables...
Mais ce n'est pas de ces avancées-reculs là dont je voulais vous parler... enfin, pas uniquement de ceux-là. Je voulais rassurer tous ceux qui débarquent sur ce blog, qui voient "où nous en sommes" et qui se disent :"oh là là, je ne ferai jamais ça...!"
Alors, relativisons. D'abord, tout ce que j'écris est absolument vrai, au moment où je l'écris. Par exemple, j'ai écrit il y a longtemps un article où je disais que j'essayais de ne plus mettre les pieds au supermarché. Et même que, en vrai, pendant un assez long moment j'ai réussi... Mais il y a des périodes, et la rentrée en fait partie, où, boudiou, j'ai d'autres priorités que de me casser la tête avec les courses. Et pour le coup, tous les beaux discours, les belles idées, tout passe à la trappe. Enfin non, pas tout, je n'achèterai peut-être plus jamais de beurre non biologique parce que quand même, quand on voit ce que mangent les vaches...  mais là, je n'ai pas le temps de faire mes courses dans 25 endroits ... je vais au plus court, au plus simple... J'adapte, quoi.

Et c'est pour tout comme ça. Je pensais être prête à être végétarienne, et bien, il se trouve que depuis que je dois manger sans laitages et sans gluten ça commençait à faire beaucoup de privations... Donc, j'avoue, il m'arrive à nouveau d'acheter une fois par quinzaine, du jambon ou des saucisses... (mon fils raffole des saucisses !)  Ce n'est pas mon « idéal » - puisque dans ces histoires de convictions, c'est quand même de ça dont il s'agit, d'approcher de ce qu'on considère, à un moment donné comme l'idéal à atteindre - mais mon idéal serait à l'heure actuelle trop coûteux pour moi (je me jetterais sur le chocolat et là, pour le coup ça ne me ferait vraiment pas de bien) et pour ma famille (qui tire dur, parfois). Alors, de la mesure, de la mesure en toute chose.

Pour autant, je pense qu'un jour, à terme, j'arriverai à être assez zen, assez organisée, assez je ne sais pas quoi, pour ne plus du tout mettre les pieds dans les grandes surfaces. En attendant, j'y vais et je ne me flagelle pas pour autant. Et je déguste le peu de viande que je mange (non, en vrai, je me jette dessus comme une vorace ! )... sans – presque- culpabiliser.

Et pour en revenir au désencombrement, je dois bien avouer qu'en fait, malgré mes impressions de parfois reculer en m'encombrant à nouveau, je n'ai fait que « progresser » ! Je jette de plus en plus facilement, j'ai de plus en plus le réflexe d'empêcher les objets de rentrer... et surtout toutes les choses « difficiles »  que j'ai jetées ne sont plus à jeter !!!

Donc, pour conclure, parce que  c'est la rentrée et qu'il est l'heure d'aller se coucher, pas d'inquiétude, hein, vous qui avancez, vite, doucement, reculez, tombez, remontez... on fait tous du mieux qu'on peut et c'est déjà pas si mal...

Bonne soirée, nuit, journée à vous.