Je suis en train de lire « les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs » qui est le livre de référence, à ma connaissance, sur la Communication NonViolente. (ça s'écrit comme ça, en un seul mot, je ne sais pas pourquoi).

 

Les principes en sont simples, voire simplistes... et pourtant d'une puissance surprenante.
Par contre, la mise en pratique de ces principes est vraiment, vraiment difficile. Parce que c'est une autre façon de parler, une autre façon de penser, et osons le dire, une autre façon d'être...

Ces principes peuvent se résumer assez simplement. En situation de communication, il faut

  1. Observer sans évaluer... or, nous sommes quasiment toujours dans le jugement...

  2. Identifier et exprimer ses sentiments... encore quelque chose que nous n'avons jamais appris à faire !

  3. Assumer la responsabilité de ses sentiments, c'est à dire bien comprendre que ce n'est pas « l'autre » qui nous a mis dans l'état dans lequel nous sommes, mais nos pensées face à cette situation.

  4. Demander ce qui contribuerait à notre bien être. Il s'agit ici de faire des demandes à la fois concrètes et précises. Tout un art (que je suis loin de maîtriser!). Par exemple, ne pas dire à son conjoint « tu ne m'écoutes jamais » mais « je souhaiterais que tu t'assoies 10 minutes avec moi et que tu ne m'interrompes pas pendant que je te parle ».

Ensuite, il faut pouvoir écouter les autres c'est à dire, pour faire vite, être là... présent à ce qui se dit, réussir à décoder les besoins de l'autre pour ne pas se sentir attaqué par son éventuelle colère... Ce qui suppose auparavant de s'être occupé de ses propres besoins...

C'est un peu rapide comme résumé, mais je vous encourage vivement à lire ce livre... Demandez à vos bibliothèques de se le procurer, il est parfaitement indispensable !!!

Avec les enfants, on peut agir de la même façon. Par exemple, la serviette traîne dans la salle de bain. On peut au lieu de crier après le gamin qui l'a oublié, lui décrire la situation: « Je vois une serviette qui n'est pas à sa place ». Il y a des chances pour qu'il aille la ranger. Bien sûr, ce n'est pas efficace à 100%... mais c'est tout de même surprenant. On peut aussi informer l'enfant : « Les serviettes qui ne sont pas rangées sèchent mal et elles sentent mauvais. » Si on est en colère parce qu'elle est toujours là, on peut accepter de reconnaître que la colère nous appartient et informer l'enfant sans le juger « Quand je vois des serviettes qui traînent, je suis en colère car j'ai besoin d'ordre dans cette maison. » Ou « Je suis découragée parce que je passe beaucoup de temps à ranger et j'aurais besoin de voir que mon travail est respecté » ou « Je suis contrariée parce que je t'ai demandé plusieurs fois de ne pas laisser les serviettes par terre » ... Et faire une demande claire consisterait à dire : « quand tu as utilisé une serviette, je voudrais que tu la remettes à sa place »... en expliquant éventuellement le pourquoi...

Quand on est déjà dans la colère, une des solutions consiste à d'abord s'occuper de soi. Identifier son sentiment, essayer de comprendre pourquoi on en arrive à un tel degré d'énervement..., se calmer... Chercher le sentiment de l'autre personne peut aider à prendre du recul. Il est rare que les gens aient pour seul objectif dans la vie que de pourrir la votre... Souvent, ils sont motivés par des peurs, des colères, des besoins non assouvis...


Mais je n'en suis qu'aux balbutiement concernant la Communication NonViolente... C'est sûr que je vous en reparlerai plus tard, quand j'aurais avancé sur ce chemin...