Il y a quelques temps, j’affirmais sur ce blog que j’allais devenir végétarienne… Je suis passée aux actes immédiatement, avec quand même, un peu de mal au début. Surtout parce qu’il me fallait revoir mes trajets dans le supermarché et ne plus passer au rayon poissonnerie (je n’avais jamais pris l’habitude de passer au rayon boucherie), tant que je continuais à passer devant, la tentation restait d’acheter un peu de poisson. D’ailleurs, il est possible que j’en achète encore à l’avenir, pour des occasions, des fêtes etc. (c’est l’excès qui est mauvais, en tout).

Ayant franchi cette première difficulté, je m’apprête à tenter d’en franchir une deuxième, beaucoup plus difficile à mes yeux : manger moins.
Les gens de mon entourage à qui je présente ce projet (qui n’est un véritable projet que depuis hier, jusque là, c’était un fantasme !) me regardent avec des yeux ronds. En effet, je suis plutôt filiforme, je n’ai aucun problème de poids, donc tout va bien… sauf que…
Sauf que je sais que je mange trop.

Et non, je ne suis pas anorexique, je n’ai aucun désir de maigrir… juste celui de me sentir mieux.
Je sais que je surcharge mon organisme et que pour ne pas stocker il dépense une énergie considérable à évacuer le trop-plein. Je sens que je sors de table à peu près à chaque repas en ayant trop mangé. Je sais aussi que le grignotage que je pratique intensément fait que mon système digestif n’est jamais au repos (je ne sais plus passer par la cuisine sans manger un petit quelque chose, une bouchée de pain, un ou deux raisins secs, un carré de chocolat, une olive… vraiment presque rien à chaque fois… mais la cuisine est le centre névralgique de la maison et j’y passe sans arrêt). Je sens que la nuit, au lieu de récupérer au mieux, je dépense une grande partie de mon énergie à digérer les incontournables carrés de chocolat du soir… et le repas trop copieux qui a précédé.

Ce qui me sauve, c’est qu’il n’y a pour ainsi dire pas de « cochonneries » à la maison, à part du chocolat. Pas de gâteau, pas de boissons sucrées, pas de bonbons, de chips, de yaourts au chocolat etc. De plus, je cuisine assez léger… Ce qui limite les dégâts. Je compense en faisant des desserts au moins trois fois par semaine, mais bon, je ne vais pas non plus devenir ascétique, ce n’est pas du tout l’objectif.

Non, l’objectif pour l’instant est de retrouver la sensation de satiété… et d’y obéir. De manger à ma faim, pas plus, pas moins. (Je fais partie des gens qui connaissent la sensation de faim : n’ayant pratiquement pas de réserve, l’appel de la faim est pour moi impératif, surtout en ce moment où j’allaite ma fille de 7 mois. Donc, je ne me mets jamais à table en n’ayant pas faim… Mais je ne sais pas m’arrêter à temps).
Et je sais avant d’avoir essayé, que cela va forcément améliorer ma vie, augmenter considérablement mon niveau énergétique… mais je ne sais pas combien de temps ça prendra.

Certains d’entre vous ont-ils déjà fait cette expérience ? Si oui, pourriez-vous la partager avec moi, ça m’aiderait ?!

En attendant, voici quelques conseils qu’on m’a donnés et que j’ai appliqués aujourd’hui :

  • Manger très lentement, en goûtant et mastiquant chaque bouchée. En profiter.
  • Reposer la fourchette entre chaque bouchée. Etonnant comme c’est difficile !
  • Ne pas s’empêcher de manger un truc qui nous fait plaisir, mais le manger en conscience, en profiter vraiment. Il paraît qu’au bout d’un moment, la dépendance cesse d’elle-même…
  • Au lieu de grignoter à chaque passage à la cuisine, boire un peu d’eau ou de tisane.

Je laisse passer quelques jours et je vous tiens au courant de mes progrès et du "comment je me sens"!