Ce soir, probablement sans le vouloir, mon homme m'a fait une remarque qui m'a profondément blessée. Sur le moment, je n'ai rien dit (je vais attendre demain d'avoir digéré un peu) mais j'ai encaissé le coup.
Après, je me suis observée réagir.
Et bien je peux vous dire que mes stratégies pour fuir les conflits, les situations douloureuses, pour réparer mon estime de moi et me consoler sont nombreuses... et peu efficaces.
- Mon premier reflexe a été de chercher un livre: occupons-nous donc la tête, ça nous évitera de penser. J'ai réussi à ne pas plonger dans la lecture en me disant que de toute façon il allait falloir que j'affronte la douleur. Lire ne fait que reculer le moment où l'on fera face à ce qui nous fait mal. Parfois aussi, ça laisse aux choses le temps de s'appaiser, mais dans la situation présente, ça n'aurait servi à rien... qu'à fuir et se mettre la tête dans le sable. Enfin, je n'ai pas lu tout de suite, mais j'ai quand même fini par lire un peu!
- Mon deuxième réflexe a été de me jeter sur la nourriture. Je n'avais pas vraiment faim... mais là, je n'ai pas pu m'en empêcher: j'ai bien le droit de me consoler, non? Sauf que ça n'est pas très bon pour ma santé... ce qui m'amène directement à ma troisième stratégie:
- la punition. Je m'auto-puni d'avoir été blessée. C'est peut-être parce qu'une partie de moi pense que je l'ai mérité, je ne sais pas. Mais après le repas je me suis aussi vengée sur un reste de glace à la pistache (délicieuse, au demeurant)... et là, il est l'heure de dormir et je ne veux pas y aller. Un côté de moi sait qu'il faudrait le faire, l'autre résiste. La lutte est féroce. Pourtant, depuis quelques temps, je prenais beaucoup plus soin de moi... Je sens que je n'ai plus envie de prendre soin de moi... puisque ça ne sert à rien! (on a quand même des remarques désagréables...)

Je pense que mettre à jour ces stratégies va m'aider à lutter plus efficacement contre elles. Donc, pour commencer, je vais quand même aller me coucher, et puis demain, quand je serai moins triste, moins en colère (je me remets assez vite quand même, en général) je parlerai à "l'homme" de ce qui m'a blessé. Et je boirai un verre d'eau chaque fois qu'une envie de sucre pointera son nez.