On m’avait dit, il y a longtemps déjà, que la soupe à l’ortie était délicieuse mais qu’en plus ses nombreuses vertus faisaient de l’ortie un aliment de premier choix. J’avais donc ramassé des tas d’orties, que j’avais fait cuire avec des pommes de terre… et avais eu du mal à finir mon assiette. Le résultat était amère et assez peu ragoûtant. Une amie m’a proposé d’en faire avec elle jeudi : oh surprise, c’était absolument délicieux… !! Je vous livre donc les secrets qui permettent de réussir cette soupe : - on ne cueille que les têtes des orties, les parties tendres en fait qui ne sont pas amères, environ un petit saladier sans tasser - on fait blondir un oignon - puis on rajoute 4 pommes de terre qu’on fait cuire à l’eau - à cinq minutes de la fin de la cuisson des pommes de terre, on rajoute les orties. Il ne faut surtout pas qu’elles soient trop cuites, pour ne pas perdre leurs propriétés et pour que le goût ne soit pas altéré. - on mixe. Si vous n’avez pas trop cuit, la soupe est très verte. Et on se régale. Cette amie m’a aussi montré trois autres plantes sauvages comestibles. Le pissenlit bien sûr, qu’on trouve en ce moment. (Les fleurs aussi se consomment.) Les nombrils de Vénus, qui pullulent par chez nous, et le mouron blanc. Ceux qui ont des jardins se battent souvent pour essayer de l’éradiquer et il revient à la charge. Quand je pense que deux jours avant ma cueillette j’avais désherbé tout le carré où il poussait pour le mettre dans le compost au lieu de l’assaisonner ! Nous avons fait une délicieuse salade avec ces trois plantes en rajoutant une pomme et des graines de tournesol… Bonne promenade et bonne cueillette à vous…